Hogwart's World

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 A terre... [Arthur, Abi et Mae]

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MessageSujet: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Mar 30 Mar - 17:12


Emma claqua la porte de la salle de bains derrière elle. Automatiquement, celle-ci se verrouilla. C’était ce que la jeune fille voulait, et, bien qu’elle semblait n’avoir plus aucun contrôle sur ses pouvoirs, tout ce à quoi elle pensait, tout ce qu’elle essayait de faire se réalisait avant même qu’elle n’ait commencé à agir. La pièce était froide, et Emma qui avait déjà trop froid songea à ouvrir les robinets d’eau chaude des douches. Aussitôt, l’eau coula. La vapeur commença à se former dans la salle d’eau, embuant les miroirs. L’air devenait humide, et c’était à la fois insupportable et irrespirable. Mais cela ne la dérangeait pas. En fait, elle sentait qu’elle perdait totalement pied ce soir-là. La pire soirée de sa vie, et elle se doutait que rien n’était fini, que le paroxysme de l’étrangeté, de la bêtise et de la douleur était loin d’avoir été atteint.

There's something inside me that pulls beneath the surface (quelque chose en moi me tire sous la surface)
Consuming, confusing (me consume, m’embrouille)

Elle se rapprocha des lavabos, et prit appui sur l’un d’eux. De la buée s’étendait sur le miroir face à elle. Du plat d’une main, elle en enleva une partie. Elle se fixait, incertaine, alors qu’elle voyait bien que son reflet présentait les mêmes symptômes qu’elle. La colère assourdissante qui grondait dans sa poitrine remontait jusque dans sa gorge. Elle voulait hurler, pleurer, faire un caprice, casser tout ce qui lui tomberait sous la main. Pendant la courte danse qu’ils avaient échangée, elle et William, elle n’avait cessé de se répéter en boucle une liste d’ingrédients afin de ne pas penser à la situation. Le problème se résumant désormais au simple fait qu’elle ne voulait ni se calmer, ni relativiser. Les prunelles noisette dans le miroir brillèrent dangereusement.

This lack of self-control I fear is never ending (je crains ce manque de contrôle qui ne s’arrête jamais)
Controlling, I can't seem (me contrôle, je n’arrive pas)
To find myself again (à me retrouver à nouveau)
My walls are closing in (mes murs se referment)

Une des personnes à qui elle avait fait confiance l’avait piégée. Trahie. Est-ce qu’elle, elle s’était mêlée des affaires de cœur de Monsieur Carter ? Non… Alors qu’est-ce qu’il lui avait pris d’organiser cette petite démonstration stupide ? La Serdaigle n’imaginait même pas la colère de Will, ou celle d’Abigail, qu’elle pensait mériter. Si le Gryffondor avait compris l’allusion douteuse de son ami, alors elle n’aurait plus qu’à changer d’école. C’était ce qu’elle voulait depuis l’an dernier, suite à la transmutation de sa maladie. Changer d’établissement, ou prendre des cours par correspondance. Elle serait un problème bien moins conséquent pour Poudlard, ou même ses parents, si jamais quelque chose se produisait chez elle. Et elle ne verrait plus jamais le garçon qu’elle aimait.

(without a sense of confidence and I'm convinced that there's just too much pressure to take) (aucun sentiment de confiance et je suis sûr que c’est trop de pression à assumer)
I've felt this way before (j’ai déjà ressenti ça avant)
So insecure (trop d’insécurité)

Le miroir se fissura. Ses pensées allaient en devenant de plus en plus négatives. Que lui importait une superstition ridicule ou sept ans de malheur pour avoir brisé un miroir ? C’était son propre cœur qu’elle étouffait dans un étau. La colère se transformait en rage, la rage en haine. Haine trop féroce envers sa mère pour l’avoir involontairement forcée à se rendre à ce stupide bal, haine envers Morten pour avoir lui-même ôté des bras de William sa petite amie légitime et aider ainsi Carter, haine pour Abigail pour s’être laissée faire sans réagir, haine pour Maëdy l’entremetteuse qui s’amusait avec les plantes. Haine pour William, pour être ce qu’il était. La glace craquela à nouveau, dans un bruit inquiétant. Elle explosa.

Discomfort,endlessly has pulled itself upon me (l’inconfort s’étire autour de moi infiniment)
Distracting, reacting (me distrait, réagit)

La jeune fille avait levé les bras pour se protéger des éclats. Mais ces derniers étaient restés suspendus dans les airs. Le souffle court, elle observa les morceaux immobiles. Maintenant qu’ils ne la menaçaient plus, ils tombèrent dans un bruit de verre brisé.

Against my will I stand beside my own reflection (contre mon gré, je me tiens auprès de mon reflet)
It's haunting how I can't seem... (c’est obsédant comme je n’arrive pas…)

Emma se tourna vers les miroirs restants. Son reflet apparaissait dans chacun d’eux. Et toujours cette trace de colère dans ses yeux. Un à un, ils craquèrent, une longue brisure se formant de part et d’autre de la glace. Puis, en unisson, ils explosèrent aussi. Cette fois-ci, elle n’avait plus peur, elle ne chercha pas à éviter les éclats. Une masse sombre se jeta sur elle, venue de nulle part. La Serdaigle n’avait presque rien, si ce n’est quelques égratignures. L’ombre grogna, puis se releva doucement. C’était un animal. Un loup brun, qui la regardait comme s’il comprenait. Il avait reçu un morceau de miroir dans une de ses pattes avant. Avant qu’elle n’ait eu le temps de faire un geste, la bête se fondit en elle et disparut. L’éclat était maintenant dans son avant bras, mais elle n’y toucha pas. Elle partit dans une sorte de rire hystérique et nerveux, qui s’accordait parfaitement avec la scène qui venait de se dérouler devant ses yeux…

Crawling in my skin (je rampe dans ma peau)
These wounds they will not heal (ces blessures ne guériront pas)
Fear is how I fall (c’est par peur que je tombe)
Confusing what is real (je confonds le réel)

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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Mar 30 Mar - 23:56

Le bal avait été une catastrophe. William... le regard qu'il lui avait lancé, l'ordre qu'il lui avait donné. Et après... tout avait encore plus dérapé, si c’était possible. Le coup du gui n’était pas du tout prévu au programme. Ou du moins n’en avait-elle pas eu le moindre écho. Daniel ?! Qu’avait-il trafiqué bon sang ! Juste après la scène qui venait d’avoir lieu ! Et pourtant, Abigail se prit à espérer un instant que ça allait marcher. Ça semblait fonctionner, ça... Même si elle se tenait près de la table des parents de Daniel, Abi avait ressenti toute la détresse, la colère de son aîné. Il était parti tellement vite, et l’aura qui l’entourait était si... froide ? La jeune fille avait tout d'abord hésité à le poursuivre. Une hésitation dont elle avait encore honte, qui n'avait duré qu'une seconde de trop. Car alors qu'elle se reprenait, elle avait vu la gyffondor -Esmée- se précipiter à la suite de son frère. Et Abi avait compris qu'elle ne servirait à rien de plus dans l'immédiat: elle avait beau souhaiter consoler son frère, ou au moins lui tenir compagnie (même si elle redoutait la confrontation) l'adolescente savait instinctivement qu'elle ne serait pas la bienvenue. Elle avait rarement vu William poussé aussi loin dans ses retranchements... Ils avaient gaffé. Dans leur souci d’aider, Daniel et elle avaient fini par en faire des tartines de beurre fondu. Alors, tandis que la rouge et or quittait la salle, Abigail avait porté son regard sur celle qui était plus ou moins à l'origine de tout ce trouble. Emma. Elle était entrain d'envoyer son propre frère sur les roses, et menaçait de tout détruire sur son passage. D'ailleurs, le gui y était passé. Emma avait ensuite quitté la Grande Salle, et cette fois-ci la jeune serdaigle n'avait marqué aucun temps d'arrêt: il fallait qu'elle lui parle à tout prix, quitte à ce que ça aggrave la situation... Quoique vu comment le cauchemar avait tourné, il aurait été difficile de l’assombrir encore d’avantage. L’étudiante en était venue à un stade où elle ne pouvait même plus "s’essayer" à comprendre les réactions d'Emma, qui semblait de plus l'éviter depuis leur première (et unique) rencontre. Elle s'était décidée.

Dépassant un Morten d'allure toujours aussi insipide à ses yeux, Abigail s'était élancée à la suite d'Emma. Elle avait "suivi sa trace" jusqu'à la tour des serdaigles, et avait attendu quelques instants avant de prononcer le mot de passe et de pénétrer dans la salle commune. Il n'y avait personne sur les canapés moelleux, ni même devant la cheminée rougeoyante et chaleureuse. Alors qu'Abi s'apprêtait à monter les escaliers vers le dortoir des filles, un bruit de verre brisé l'alarma. Elle força le pas, jusqu'à arriver, hors d'haleine, inquiète, devant la porte d'une des salles de bain. Le bruit s'était reproduit à plusieurs reprises. Abigail tendit l’oreille... rien ?


Elle frappa doucement à la porte...

"Emma... ? Emma, c'est toi ? Est-ce que ça..." Abigail se demanda si elle devait vraiment terminer sa phrase, et finit par y renoncer: "Emma, il faut que je te parle. Il faut qu'on parle… de... de William."

A ce stade là de la conversation unilatérale, Abi ne savait pas quel comportement adopter: devait-elle se montrer en colère, triste, apeurée, honteuse, déçue... ? En réalité toutes ces émotions étaient brouillées en un fouillis indéterminé. Une sorte de boule comprimée dans son estomac, où elles se battaient inlassablement sans qu'aucune n'arrive à prendre le dessus. La jeune fille s'adossa à la porte, lasse et épuisée. Il n'y eut pas de réponse. Juste quelques bruits de verre brisé avant qu'un son ne s'élève enfin. C’était... un... rire ?! Un rire... de névrosée, à vous glacer les sangs. Et c'est d'ailleurs l'effet que cela lui fit. Il n'avait pas fini de s'élever qu'Abigail recommençait à taper contre la porte, avec néanmoins plus d'appréhension et de prudence que précédemment... mais surtout, paradoxalement, une dose bien plus élevée d'empressement.

"Emma ! Sors de là ! Il faut vraiment qu'on parle !"

Après tout ce qu'elle avait perçu en provenance de la salle de bain, après les éclats de verre et le rire étrange, Abigail n'osa même pas lui demander de ne "pas faire de bêtise": ça paraissait de toute manière bien futile aux vues de la situation...
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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Mer 31 Mar - 12:34

Tout en entrainant son père à leur table, Maëdy avait croisé le regard d’Emma. Et elle avait eu très peur… C’était comme si… non, c’était impossible, ses yeux n’avaient pas pu littéralement s’enflammer.

*Tu as toujours eu une imagination débordante…*

Oui, ce devait certainement être ça. Elle pressa le pas donc, et après avoir résumé en gros ce qui se passait à Aaron, elle attrapa le menu et se cacha derrière. Elle sentait que ses joues étaient plus que rouges, et son cœur battait à tout rompre. Tout avait foiré. Le plan de Daniel avait été totalement foireux. Et Maëdy avait eu la mauvaise idée d’y contribuer. Au bout de quelques instants, elle fit dépasser ses yeux de la carte, juste à temps pour voir Abigail disparaitre à la sortie de la Grande Salle. Un coup d’œil autour de la piste de danse lui apprit qu’Emma avait également disparu… ainsi qu’Esmée, certainement partie à la poursuite de Will. Puis le père de la Serdaigle lui enleva le menu des mains, et lui demanda :

« Tu fais quoi, là, exactement ?
-Tu vois papa, si je recroise ne serait-ce qu’une seconde le regard d’Emma, alors j’y passe.
-Tu ne vas quand même pas rester là ! Même si le repas de ce soir à l’air particulièrement appétissant… Je te garderais un bout de bûche de Noël, si tu veux.
-Tu ne veux quand même pas que j’aille la rattraper ?! Elle va me tuer ! Elle me déteste déjà ! Il y avait presque des flammes dans ses yeux !
-Calme-toi, ma chérie. D’après ce que j’ai compris, c’est toi la fautive, non ?
-On m’a soudoyée. L’idiot qui me sert de petit-ami, c’est lui qui est à l’origine de tout ça… D’ailleurs, il risque de mourir, lui aussi.
-Vous mourrez ensemble, au moins. Comme c’est beau l’amour…
-Papa…
-Alors tu te défile ? Assume tes actes, au moins. »


La voix sévère d’Aaron fit réagir sa fille qui le fusilla du regard avant de se lever et de se précipiter à l’extérieur. Il n’avait pas tort. Elle était en partie responsable du dawa entre tous, et elle devait au moins tenter d’aller se faire pardonner auprès d’Emma. Même si c’était peine perdue.

*Bien joué, Maë.*

« Oh, toi, ça va ! » s’écria-t-elle en plein milieu d’un couloir. « Et puis d’abord, je ne sais même pas où elle est partie ! »

Mais tandis qu’elle s’apprêtait à faire demi-tour, elle aperçut un pan de la robe rouge d’Abigail disparaitre à l’entrée de la salle commune des bleus et bronze. Maëdy courut à sa suite, mais trébucha à cause de ses talons trop hauts et tomba face contre terre. Elle se releva aussitôt, constatant qu’elle n’avait rien et prononça le mot de passe.

La salle étant vide, la jeune fille en conclut qu’Abigail était montée au dortoir, et que, si son sens de la déduction était bon, Emma s’y trouvait également. Une fois en haut, Maëdy vit la sœur Green adossée à la porte de la salle de bains, l’air totalement exténué.


« Abigail ! Emma est là ? Qu’est-ce qui… »

Un rire qu’elle jugea plutôt psychopathe retentit alors, faisant ouvrir à la Serdaigle de grands yeux inquiets.

« Qu’est-ce qui se passe ? Il faut que je lui parle… »

Mais Emma ne semblait pas vouloir leur ouvrir. Pourvu qu’il ne lui arrive rien de mal…

« Il faudrait peut-être appeler quelqu’un, non ? »

*Ne panique pas… Respire… Ne panique pas….*
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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Dim 11 Avr - 21:13

Après avoir quitté la salle de balle, Arthur s'était... lamentablement perdu. La tour des serdaigle, oui, c'était bien beau... mais où ?! Ayant atterri à Poufsouffle, l'homme n'était allez que très rarement dans la salle commune des bleus et bronzes. Un seule et unique fois, en fait. C'était une jeune fille tout à fait charmante qui avait voulu l'y faire pénétrer en douce, au cours de sa cinquième année... elle l'avait pris par la main. Lui s'était laissé entraîner, tout à sa timidité. Au final, il n'y était même pas entré: Miss Teigne les attendait en haut des marches. Bizarre comme ce chat débarquait toujours quand on le soupçonnait (et le souhaitait) le moins.

Et aujourd'hui, et bien... Arthur se souvenait à peine du chemin. Essoufflé, il avait confondu dans un premier temps avec la tour d'astronomie, couru dans tous les sens, pour finalement se rappeler vaguement d'une statue qu'il avait croisait. C'est tout juste s'il réussit à atteindre le dernier degré des (bons) escaliers sans y laisser sa peau. Crachant ses poumons, l'homme finit par arriver devant l'entrée de la salle commune des serdaigles. Le surplombant de toute sa hauteur, une statue d'aigle (tant qu'à faire) semblait le fixer d'un air désapprobateur... Plié en deux, Arthur lui adressa un petit signe de tête tout en reprenant son souffle. Il avait la poisse, impossible qu'il en soit autrement.


Et une poisse terrible à voir ce qu'elle lui dit alors...

L'infirmier se redressa d'un bon:


"Ah non ! Non, non, NON ! Tu vas pas t'y mettre toi aussi ! GILIPOLLA DE ESTATUA DE MIER... OK... ok, ok, ok, calme toi mon gars, ça va aller... !"

Reprenant sa respiration, Arthur ferma les yeux et se massa les tempes pour finir de s'apaiser...

"D'ac-cord... désolé de m'être emporté, c'est pas mon jour. Alors c'est... une énigme, c'est ça ? Bon, bon, bon... de acuerdo..."

Le cœur toujours battant de tous les efforts qu'il avait du fournir pour en arriver là, l'infirmier s'adossa au mur, face au rapace, et renversa la tête en arrière, les yeux à nouveau fermés.

"Et qu'est-ce que je suis censé faire de ça ? "Je me déguste en soirée, à une certaine époque de l'année, mais gare à ne pas m'avaler, sous peine de se voir étouffer"... comment, est-ce qu'on peut... manger un truc sans l'avaler hein ?! Franchement, je crois que le choixpeau a bien fait de me prendre en pitié. Avec des âneries pareilles j'aurais dormi dehors tous les soirs..."

Soupire de désespoir. Quelque chose qu'on mange sans avaler... Il avait beau se torturer les neurones, rien ne lui venait. Rien du tout. Lui qui avait horreur des énigmes de ce genre là... les médicales, ça, il en raffolait. Prendre des décisions dans la précipitation, si c'était nécessaire, il laissait son jugement le guider et ne se trompait jamais... ou presque. Ce genre de choses complètement idiotes, par contre, sans rien d'autre à la clé que son lit et peut-être quelques vêtements de rechange c'était... vicieux. De quoi pourrir la vie de ceux qui n'en avait pas plus besoin que ça. Quand il y avait un enjeux réel derrière, Arthur ne disait pas non. Mais quand c'était pour... "ça" !

"Chuuut... allez, concentre toi. Si même un gamin de onze ans y arrive, pourquoi pas toi ? Mais, quand même..."

Il eut un regard mauvais pour la statue. C'était comme celle du bureau du directeur, le même genre de fourberies: qu'on soit pressé ou qu'on la prie (ou même qu'on lui promette de la nettoyer avec la plus douce des étoffes) n'avait aucun impact. C'était la réponse, ou rien. Le directeur... A tous les coups c'était un de ses ancêtres qui avait influencé Rowena Serdaigle. Qu'on puisse infliger un tel supplice à de jeunes étudiants uniquement pour "solliciter leurs aptitudes en toute circonstance"...

*Oui mais encore ?!*

Fixant à présent ses chaussures, Arthur tenta de se remettre dans l'ordre ses idées. Il y avait eu le bal. Puis Audran. Puis les flammes. La foule. Le serpentard. Et enfin... le directeur. Il avait parlé d'un mot de passe. Mais il ne lui avait rien dit, alors pourquoi avait-il fait comme si ça avait été le cas ? "N'oubliez pas le mot de passe"... il lui en aurait collé une à ce vieux sénile. Lui et ses foutus s...


"Oh l'affreux. Bien joué. Alors là. Alors là... espèce de... croulant. Je retire ce que j'ai dit. C'était aussi malsain que le coup de la statue, mais il faut avouer que c'était... bien pensé."

Avec un petit sourire victorieux, Arthur se redressa et s'avança, le pas assuré. Une fois à moins d'un mètre de la statue, il leva la tête vers ses prunelles inquisitrices. Puis il lâcha clairement, d'une voix dans laquelle perçait une pointe de cynisme:

"Sucre d'orge !"

La tête du volatile de pierre s'inclina avant qu'il ne replie l'une de ses ailes dans un crissement sonore, dévoilant, enfin, l'entrée de la salle commune des serdaigles.

*Hééé beh, je l'aurai pas volé celle là.*

Reprenant les rennes de la situation, Arthur avança dans la pièce, d'un pas pressé. Par où ? L'endroit ne différait pas tellement des autres salles communes de Poudlard, si ce n'était par les couleurs et la décoration. Personne en vue. Où ? L'infirmier s'apprêtait, incertain, à monter (encore une fois) les marches de l'escalier menant probablement aux dortoirs, lorsqu'un grand bruit de verre brisé et des éclats de voix parvinrent à ses oreilles. Sans plus attendre, l'homme se rua sur les premiers degrés...
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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Lun 12 Avr - 13:43

La voix d’Abigail derrière la porte lui fit l’effet d’une douche froide. Non, Emma ne voulait pas parler de William. Ni avec elle, ni avec personne, et plus jamais. Qu’ils la laissent tous tranquilles, qu’ils l’oublient et fassent comme si elle n’avait jamais existé. De la main gauche, elle coinça l’éclat de miroir entre son index et son pouce, n’échappant pas à la coupure qui se forma sur ses doigts, et arracha le morceau de verre brisé de son bras droit. Aussitôt, le sang commença à couler alors qu’il s’était contenté jusque là de goutter sur le sol et la robe dont la blancheur se parsemait d’hémoglobine. C’en était fini de la pureté et de l’innocence. Comme si elle avait pu en conserver ne serait-ce qu’une étincelle alors que sa maladie l’avait obligée à – sinon grandir – mûrir plus vite que les autres enfants. Comme quoi, alors qu’elle l’ignorait, elle et William avaient finalement plus de points communs qu’ils pouvaient le croire chacun de leur côté. L’un ne se trouvant à la hauteur pour plaire à l’autre, et réciproquement.

Mais pour le moment, seul le sang importait. La Serdaigle ne pouvait détacher son regard de son bras sanguinolent, incapable de réagir comme il l’aurait fallu. Le liquide s’écoulait tel un ruisseau le long des flans d’une montagne. Et si elle laissait les choses continuer ainsi leur déroulement, nul doute qu’elle serait bientôt privée de la source de sa vie. Seulement… à quoi bon ? Elle se sentait si seule, face à tout ce qu’elle devait affronter. La maladie, le rejet de sa famille, ou du moins d’une partie de sa famille. Car elle se rappelait désormais, comme s’il avait suffi de voir son sang couler pour que les souvenirs remontent à la surface. Dégénérescence. Comment pouvait-on traiter un enfant de la sorte ? Elle n’avait jamais choisi d’être comme elle était, et c’était pourtant ce que cet homme lui avait reproché. Beau frère de sa mère, sang pur de surcroît, il méprisait tout ce qu’elle était : sang mêlée, avec des grands-parents moldus, souffrant d’un mal que beaucoup attribuaient encore à une déficience mentale… Et elle comprenait que cela ne s’arrêterait jamais.

Ses parents ne cesseraient jamais de la voir souffrir, et ils en souffriraient en retour eux aussi. Le mieux aurait été qu’elle ne naisse jamais, ou qu’elle meure à l’instant. Emma n’avait jusqu’alors pas eu une seule pensée suicidaire, et cela eut un effet étrange à l’intérieur d’elle. Comme un grondement sourd de colère et de rage à l’encontre du monde entier. Non, bien sûr que non, cela n’arriverait jamais. Le suicide était un acte d’une lâcheté ignoble, qui la révulsait plus que tout autre chose. Car s’il y avait une chose qu’elle souhaitait encore plus à ce moment, c’était que personne ne souffre plus pour ou à cause d’elle. Et si elle venait à commettre l’irréparable, ce qu’elle infligerait alors à Morten, Zach ou Karen serait certainement son plus grand crime. Que lui restait-il alors ? Respecter ce qu’elle était au plus profond d’elle. Respecter ses principes, respecter sa vie, se respecter. Si c’était tout ce qui lui restait, et bien soit, alors elle suivrait cette voie. Elle le devait, mais le pourrait-elle ? Elle sentait bien que quelque chose n’allait pas, que quelque chose avait changé irrémédiablement pour elle, même si elle ignorait encore ce que c’était.

Une voix, puis une autre derrière la porte. Combien étaient là, à se demander de ce qui se passait dans la salle de bains ? Seulement, une de ces voix lui était familière, non pas parce qu’elle passait énormément de temps à l’infirmerie, mais parce qu’elle savait reconnaître une bouée de secours. Elle voulut se relever, mais n’en avait plus la force. Dans les débris de miroir sur le sol, elle pouvait voir son reflet en mille morceaux. Ses cheveux étaient ébouriffés comme si elle venait d’affronter une tempête – ce qui se révélait au final en être une, une tempête intérieure – son visage avait souffert des éclats projetés contre elle et elle avait quelques écorchures sur les joues, le nez ou le menton. Sa robe était désormais plus rouge que blanche, couleur devenue un vestige d’une soirée ayant tourné au drame.

Emma se mit à genoux, puis se traîna à quatre pattes jusqu’à la porte. Elle se coupait un peu plus les mains et les jambes sur les débris de verre brisé à chaque fois qu’elle avançait un peu, mais son corps était aussi de plus en plus engourdi, si bien qu’elle ressentait à peine la douleur. Elle se laissa tomber contre le battant de bois, cherchant à attraper la poignée. Quand enfin, elle réussit, elle ne put ouvrir. Elle se rappela alors que sa magie l’avait enfermée, et sa baguette était sur son lit. Elle ne pouvait pas sortir seule, et elle ne savait même pas si les autres pourraient la délivrer. Elle lâcha alors la poignée et se glissa jusque contre le mur, auquel elle s’adossa. Elle pressa sa main gauche sur son bras, après avoir constaté que visiblement, une de ses veines avait été entaillée et que ça ne présageait rien de bon pour elle.

« Je ne peux pas sortir ! » finit-elle par lâcher, d’une voix qu’elle espérait assez forte pour que les autres puissent l’entendre correctement. « Je n’ai pas ma baguette. »

La jeune fille ferma les yeux. Ses membres s’engourdissaient à vue d’œil, et elle se sentait fatiguée. Ses yeux se fermèrent, mais elle n’était pas encore inconsciente, juste lasse. Alors que le calme semblait enfin s’être installé, elle fut surprise par un flash soudain derrière ses paupières. Le bruit d’explosion qui suivit fut bien plus impressionnant que lorsque les miroirs avaient volé en éclats. Un seul réflexe la saisit : elle se protégea le visage avec ses bras déjà bien amochés.

Le cri de terreur qui s’échappa de ses lèvres tandis que d’autres explosions similaires se reproduisaient résonna dans toute la tour des Serdaigles.

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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Mar 8 Juin - 13:33

Au bord de la panique, Abigail n'avait cessé d'appeler Emma à travers la porte. Rien à faire. Maëdy était arrivée peu de temps après l'étrange rire psychotique qui la mettait mal à l'aise, mais ni l'une ni l'autre n'obtint de résultat : Emma ne répondait pas quoiqu’elles lui disent. D'ailleurs, il n'y avait de toute façon plus un seul bruit en provenance de la salle de bain. Encore plus inquiète qu'auparavant, si c'était possible, l'adolescente fit signe à sa camarade de reculer, brandissant sa baguette avec détermination...

Après plusieurs essais, Abgail recula en chancelant avant de s'adosser au mur qui faisait face à la porte, totalement essoufflée. La gorge nouée et les lèvres sèches, la jeune fille laissa une unique larme perler au coin de ses paupières. Ça n'avait pas fonctionné le moins du monde. Elle était pourtant certaine d'avoir prononcé le sortilège correctement, avec les gestes adéquats ! Elle leva le regard vers le plafond. Des panaches de fumée y subsistaient encore, là où la magie s'était écrasée après avoir rebondi sur le loquet. C'était à n'y rien comprendre...


"Qu'est-ce qui se passe bon sang !"

Alors qu'elle tournait ses grands yeux bleus vers Maëdy, qui n’était pas plus avancée qu’elle, le bruit d’une cavalcade précipitée en provenance des escaliers la fit sursauter. Un homme exténué fit son apparition dans le couloir. Abigail ne l'avait jamais vu auparavant, mais elle sentit que la chance s'était peut-être enfin tournée vers elles. Il avançait à grand pas dans leur direction, de la sueur perlant sur son front. La jeune serdaigle se redressa, jeta un bref coup d'œil interrogateur vers Maëdy avant d'aller à sa rencontre en courant.

"Qui que vous soyez, il faut nous aider ! Emma est à l'intérieur, il y a eu des bruits de verre brisé, et elle ne répond plus. On l'a appelée, on a frappé à la porte, mais, mais... je ne sais pas ce qui se passe, il faut absolument ouvrir cette foutue porte !"

Abigail parlait précipitamment, sa lèvre inférieure tremblant légèrement. Elle avait attrapé l'homme par le bras pour l'inviter à se dépêcher d'avantage, et ne l'avait relâché qu'une fois qu'ils furent arrivés devant la porte.

"J'ai essayé de la déverrouiller à l'aide d'un sort, mais ça n'a pas marché, je ne comprends vraiment pas ce qu'il se passe..."

Alors que l'homme répondait, une toute petite voix leur parvint depuis l'autre côté de la porte. Abigail, soudain figée par la surprise, ne comprit pas immédiatement ce qu'elle disait. Cependant, le ton employé suffisait amplement pour lui permettre d'en saisir le sens.

L'homme qui se tenait à ses côtés s'agita un court moment autour de la serrure en s'adressant à Emma. Abi ne voyait pas ce qu'il faisait, aussi préféra-t-elle se tourner vers Maëdy, un mélange de soulagement et d’appréhension luisant dans ses prunelles humides. L’inconnu s'empara finalement à son tour de sa baguette, intimant aux deux jeunes filles de ne pas rester dans son dos...

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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Mar 8 Juin - 22:05

Mais la panique avait cédé. Maëdy n’ajouta aucun mot, trop occupée à se concentrer pour ne pas faire de crise de panique, c’était loin d’être le moment. Elle devait rester debout, être totalement lucide au moment où il faudrait intervenir, ne pas s’effondrer car Emma, de l’autre côté de cette fichue porte explosait littéralement. Après tout, il suffisait de débloquer la porte, quitte à devoir la casser, affronter les yeux meurtriers de la Serdaigle, et tenter de lui adresser des excuses. Mais le bruit de verre cassé, le rire semblable à celui d’un malade psychiatrique, la porte qui ne s’ouvrait pas… tout cela n’avait rien de rassurant. Vraiment rien. D’habitue, Maë arrivait à se calmer, elle arrivait toujours à trouver un point positif à la situation auquel se raccrocher, mais là… il n’y avait rien.

En silence, elle se recula et observa Abigail brandir sa baguette. En silence, elle constata avec déception que rien ne fonctionnait, et pourtant, la jeune fille avait lancé les sortilèges de manière totalement exemplaire, ça n’aurait servi à rien que Maëdy essaie à son tour. En silence, elle secoua lentement la tête, fixant de ses yeux bleus embués sa camarade qui paniquait tout autant qu’elle.


« Qu’est-ce qui se passe, bon sang ? »

Maëdy continua de secouer la tête, elle ne savait rien, était dans l’incapacité de dire quoi que ce soit. Ça lui faisait une belle jambe. Elle se sentit inutile, et s’en voulait de ne pas savoir comment agir – la situation avait empiré en un clin d’œil. En l’espace d’une danse, et encore, la soirée avait dégringolé. Tout s’était cassé la figure. Et elle en était en partie responsable… Tentant de trouver un rythme respiratoire normal, elle ferma les yeux un instant, en quête d’un conseil de la part de sa conscience. Conscience qui ne se manifesta pas. Visiblement, son être tout entier était affolé…

L’adolescente sursauta lorsqu’Abigail lui passa devant. Quelqu’un venait. Il ne fallait pas que ce soit un élève, ou alors un élève plus âgé, plus expérimenté… Quelqu’un qui puisse faire quelque chose.

Elle poussa un soupir de soulagement en découvrant un homme, tiré en avant par la jeune fille. Si son esprit n’était pas trop embrouillé, elle le reconnaissait comme étant le nouvel infirmier – elle le savait pour avoir fait quelques courts séjours à l’infirmerie, chutes et catastrophes oblige. Au même moment, la voix d’Emma leur parvint… Elle ne pouvait pas ouvrir la porte. Oh non, non, non, non… Pas ça ! Si la porte ne pouvait céder des deux côtés…


« Mais qu’est-ce qu’on va faire ? » murmura-t-elle, se mordant ensuite la lèvre pour empêcher les larmes qui lui brûlaient les yeux de couler.

Puis, voyant l’homme s’avancer vers la porte – elle avait complètement oublié son nom, et à vrai dire, elle n’avait pas envie d’y réfléchir pour le moment – elle voulu dire quelque chose, et ouvrit la bouche comme si elle s’apprêter à s’exclamer, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Les mots étaient incapables de franchir ses lèvres, et cela la troublait encore plus. Qu’il fasse vite voler le panneau en morceaux, qu’il libère Emma, qu’il l’emmène à l’infirmerie et que cette soirée se termine enfin. Maëdy resterait à l’infirmerie s’il le fallait, et attendrait qu’elle se soit remise pour oser aller lui présenter ses excuses. Ensuite, elle irait voir Dan, pour voir comment il allait…
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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   Lun 18 Oct - 0:04

La dernière marche ! L'ultime ! Là ! Tout près ! Arthur voyait enfin le bout de cet interminable et sinistre escalier...

*Encore un effort mon vieux !*

Il déboula soudain dans un couloir à peine illuminé, complètement essoufflé. Plié en deux, l'infirmier haletait bruyamment, déglutissant avec grand peine entre deux râles. Sa gorge le brûlait, ses poumons semblaient être sur le point d'exploser. Mais il n'en avait pas encore fini.

*Et maintenant, de quel côté ?*

Alors qu'il tournait son regard vers un angle du couloir, Arthur repéra une jeune fille qui s'élançait vers lui en courant. La panique qu'il lut dans ses grands yeux bleus confirma, à l'image de ce qu'il s'imaginait, que quelque chose de grave s'était produit... Oubliant sa fatigue et mettant à profit sa grande endurance, Arthur vint à sa rencontre sans attendre. Ses traits lui rappelaient vaguement quelqu'un, mais n'arrivant pas à mettre un nom sur son visage, il préféra reporter son attention sur ses paroles... paroles débitées si rapidement qu'il faillit ne pas en saisir le sens.

Après s'être laissé entraîner sans broncher, l'homme fit enfin face à la porte de ce qui était, probablement, une salle de bain. Une autre adolescente se tenait en retrait, muette et immobile, alors que la première finissait son rapport sur la situation.


"La porte est verrouillée de l'intérieur ? Est-ce que tu…"

Si bien d'autres questions le taraudaient, Arthur fut coupé dans son élan par le son étouffé d'une voix provenant de l'autre côté du battant...

"Emma ?! Emma tu m'entends ?!"

La faiblesse de ce mince filet sonore raffermit sa détermination, et, d'un geste autoritaire, l'infirmier intima aux deux étudiantes de reculer. Il récupéra ensuite sa baguette avant de la pointer d'un mouvement fluide vers la porte verrouillée...

"Emma, écoute moi ! Écarte-toi au maximum et protège tes yeux !"

Arthur attendit un peu. Aucune réponse ne vint. Il n'avait aucune idée précise de l'état de la jeune fille, aussi opta t-il pour un sortilège d'explosion inversée, avec une puissance de feu plutôt faible. Si Emma était coincée derrière la porte, il ne fallait pas qu'elle soit touchée. Sans compter qu'il avait aussi les deux autres étudiantes sous sa responsabilité à présent...

La première explosion, d'un bleu pâle presque transparent, ébranla à peine la porte....

"Ne croit pas t'en sortir comme ça" susurra Arthur entre ses dents serrées. Et il brandit derechef sa baguette…

La seconde, plus violente, fit s'incurver le battant de bois vers lui dans un craquement satisfaisant... Au moins la tactique semblait-elle fonctionner. Énervé par la résistance qu'on lui opposait, l'homme réitéra le sortilège une troisième... et dernière fois. Plus consistante que les précédentes, l'explosion vint s'écraser dans une gerbe d'étincelles d'un vert soutenu sur le bois roussi, produisant enfin l'effet escompté. Arthur leva vivement un bras vers son visage, protégeant de justesse ses yeux alors que le bois clair ployait enfin, projetant une gerbe d'échardes dans sa direction.

Les derniers éclats ayant suivit le chemin qu'emprunte tout objet soumis à la gravité, l'infirmier s'autorisa un très bref examen de ses blessures avant de regarder alentour. Personne d'autre n'avait été touché, comme prévu. Tout au plus les jeunes filles avaient-elles était aveuglées par les flashes lumineux issus du sortilège. C'était entre autre pour cette raison qu'Arthur l'avait préféré à une simple explosion violente et brutale... bien qu'en contre partie il ait du en subir le plus gros des dégâts.

Après ces quelques secondes de torpeur, l'homme se précipita par la brèche qu'il avait crée, boitillant. Des lames de bois effilées se tordaient en grinçant vers l'extérieur, comme si quelque chose venant de la pièce l'avait enfoncée. Ignorant les quelques étincelles émeraude qui courraient encore à sa surface, Arthur enjamba l'obstacle et vint s'accroupir à côté de la jeune fille.


"Emma ?, dit-il doucement, Ça va aller, maintenant, on va arranger ça..."

D'un coup d'œil entraîné, il évalua prestement son état général. Parer au plus presser... et il lui sembla que le plus urgent était de stopper le sang qui suintait d'un grosse plaie au bras droit. Plaçant sa baguette juste au-dessus, il en effleura les lèvres en murmurant des paroles inintelligibles. L'hémoglobine ralentit peu à peu sa course, avant de s'immobiliser, formant une croûte épaisse qui, sans être magnifique, était saine. Il réitéra l'opération pour les blessures les plus alarmantes. Le reste des éraflures et entailles attendrait quant à elles d'être en milieu plus stérile, et d'avoir plus de moyens. Et pour le teint livide de la jeune serdaigle... Arthur surprit son regard cerné et s'autorisa un mince sourire rassurant...

"J'ai soigné le plus grave, mais je crois bien que tu ne couperas pas à un petit passage chez Mme Pomfresh. Tu as perdu pas mal de sang... Même si je crois que ce n'est un mystère pour personne..."

Jetant un regard légèrement inquiet à la robe imbibée de la jeune serdaigle, Arthur s'adressa aux autres par le trou béant au milieu de la porte:

"Il va falloir que l'une de vous aille jusqu'à l'infirmerie en vitesse pour prévenir Mme Pomfresh. L'autre va rester m'aider à faire le trajet. Vu son état je ne compte pas tenter le sort en en appelant à la magie."

Sans attendre une quelconque réponse, l'homme entreprit d'aider une Emma aux jambes flageolantes à se remettre debout. Voyant qu'elle ne tenait pas le moins du monde, et au vu de son état, il glissa fermement l'un de ses bras sous ses épaules, alors que l'autre passait au creux de ses genoux pour la soulever de terre. Ses muscles endoloris protestèrent faiblement, mais le bien être de sa patiente passait pour lui loin devant son confort personnel..
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Arthur Enhellwater
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MessageSujet: Re: A terre... [Arthur, Abi et Mae]   



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