Hogwart's World

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 Urgence dans la salle

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MessageSujet: Urgence dans la salle   Sam 20 Mar - 1:39

William, les traits tirés, le visage tiraillé par l'inquiétude, escortait le corps d'Esmée, inerte et immobile, jusqu'à l'infirmerie. Elle venait de se faire sauvagement agresser dans la Grande Salle par un sort puissant qui avait produit de drôles de craquements et l'avaient fait s'évanouir, à moins que ce ne soit plus grave.
Il n'y avait pas d'explications à cette folie et c'est ce qui perturbait d'autant plus William, qui ne comprenait pas. Il avait même du mal à réaliser ce qu'il venait de se passer. Il ne voyait aucune raison pour laquelle la jeune fille, qu'il venait de rencontrer, s'était faite attaquer de la sorte. Quoique justement il ne la connaissait que peu : peut-être ce serpentard était-il un de ses pires ennemis ? Mais elle avait l'air si douce et si gentille ; comment quelqu'un pourrait lui vouloir du mal à ce point ?

Mais il n'était pas temps de penser au pourquoi du comment : pour l'instant tout ce qui préoccupait l'esprit de William, c'était de savoir si Esmée allait s'en sortir. Elle avait vraiment l'air mal en point et les professeurs n'avaient même pas voulu qu'on la transporte vers l'infirmerie sans précaution. Elle volait dans les airs grâce à un sort qui maintenant son corps bien droit, afin de ne pas créer de lésions plus graves.
Malgré ce qu'on lui avait conseillé, William avait refusé d'aller se "reposer" dans sa salle commune. Comme s'il en avait besoin. Il n'avait rien eu, lui. Si ce n'est peur pour la jeune fille. Et donc il ne comptait pas la lâcher d'une semelle.

Ils transportèrent donc Esmée inconsciente à l'infirmerie et Mme Pomfresh s'activa, toujours sans que William accepte de partir. Il s'assit sur un lit et ne bougea pas d'un pouce pour ne pas déranger l'infirmière. Puis une fois qu'elle eut fini et qu'elle lui ait dit qu'il n'y avait plus qu'à attendre qu'Esmée se réveille, il s'approcha de la jeune Gryffondor, s'asseyant sur une chaise à côté de son lit. Mme Pomfresh l'avait prévenu qu'elle pouvait ne pas se réveiller avant plusieurs heures, aussi se fit-il surprendre par le sommeil, restant à son chevet pendant toute la nuit.

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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Sam 20 Mar - 15:16

Suite à ce qui était arrivé à Esmée, elle avait été transporté à l'infirmerie. Accompagné par William. Mais elle était inconsciente.
Elle avait subi un sort, très dangereux. Tellement dangereux que sur le coup, elle s'était évanouie. Puis peu de temps après, elle s'était de nouveau réveillée toujours dans la Grande Salle. Elle entendait de multiples voix autour d'elle, mais n'en percevait que la moitié -et encore, elle ne se souvenait plus vraiment ce qu'on lui racontait dans la seconde qui suivait. Mais elle ne répondait, elle n'y arrivait pas, elle ne bougeait pas. Elle n'en avait plus la force. Tout ce qu'elle fut capable de dire, alors qu'elle était sur le sol de la Grande Salle ce fut :

" Amanda... "

Le prénom de sa sœur. Elle l'avait dit comme ça, parce qu'il fallait qu'elle dise quelque chose, ça avait instinctif. Toutes les personnes qui l'avait entouré avait très bien pu entendre ce nom. Esmée ne l'aurait pas dit en temps normal, c'était certain.

Elle fut transporté par un sort. Elle sentait qu'elle transperçait l'air des couloirs, qu'elle était soutenue par une force invisible. C'est comme si elle était dans un état second. A moitié réveillée, à moitié endormie. Tout ce qui se passait autour d'elle lui parvenait mais d'une façon assez étrange. Elle ne pouvait plus rien faire.
Si bien que lorsqu'elle arriva à l'infirmerie, elle sentit qu'elle fut déposée délicatement sur un lit. Elle sentit que Madame Pomfresh la soignait, mais elle était incapable de lui dire quoi que ce soit. Puis elle finit par s'endormir.
Elle se réveilla, pris sa baguette qui avait été déposé sur sa table de chevet et vérifia l'heure. Trois heures et demi du matin. Génial. Elle prit le verre d'eau qui était sur sa table de chevet et le but d'un trait. L'eau avait très mauvais goût puisqu'elle avait stagné une bonne partie de la nuit. Elle râla et reposa sa tête sur l'oreiller, elle poussa un soupir et regarda des deux côtés du lit. Elle fut surprise et poussa un petit cris. Elle avait découvert William assis juste à côté d'elle. Elle ne s'y était pas attendu, elle croyait être seule.
Elle posa ses mains sur sa bouche, sorte de signe d'excuse. Elle avait écarquillé les yeux ayant peur de l'avoir réveillé.

"Désolée, j'voulais pas te réveiller. Ca va ?"

Elle avait toujours les mains vers sa bouche, et posait sur lui un regard d'excuse.
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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Lun 22 Mar - 2:18

Le sommeil de William avait été agité et mauvais. Peut-être était-ce du au fauteuil peu confortable dans lequel il avait pris place, ou bien alors aux évènements particulièrement marquant de la soirée qu’ils venaient de passer. La vie du jeune homme n’avait jamais été bien rose, et malgré son jeune âge, il avait déjà vu des choses pas vraiment agréables ; du malheur, de la pauvreté. De la violence aussi : les parents de William n’étaient pas de riches bourgeois à la vie dorée et de ce fait ils habitaient un quartier assez peu recommandable. Dans les rues où le jeune garçon avait pris l’habitude de traîner, il y avait rencontré d’autres filles et garçons à qui il n’avait rien à envier. De l’horreur, il en avait déjà entendu et côtoyé plus qu’il n’en fallait à quelqu’un de son âge.

Seulement ce qu’il s’était passé le soir, la violence et la destruction qui en étaient ressorties, la noirceur aussi, William n’était en rien habitué à les voir dans l’enceinte de Poudlard. L’école pour lui était une sorte d’havre de paix ; un endroit où, la majeure partie de l’année, il pouvait souffler, en oubliant presque le monde duquel il venait. Il pouvait presque faire semblant d’être quelqu’un d’autre ici, parce que ça n’avait rien à voir avec l’endroit où il habitait le reste du temps. Du coup, ressentir cette atmosphère mauvaise et d’insécurité dans l’enceinte même du château l’avait beaucoup perturbé. Comme quoi, on n’était à l’abri du mal nulle part.

Il dormit donc mal et très peu profondément, restant inconsciemment sur ses gardes, s’étant endormi sans le vouloir ; de ce fait le Gryffondor sursauta violemment lorsqu’il entendit dans un demi-sommeil le cri d’Esmée. A moitié réveillé, il attrapa sa baguette et, cheveux hirsutes et yeux encore légèrement fermés, il scruta les alentours de la salle pendant quelques secondes avant de comprendre qu’il ne s’agissait que d’Esmée qui était sortie de son inconscience.
Secouant la tête pour lui montrer que ce n’était pas grave, Will ne pu rien articuler dans un premier temps. Il baissa un peu la tête en se frottant les yeux, le temps de remettre ses idées en place et de sortir définitivement de son sommeil. Voyons, la soirée à la Grande Salle – ça n’avait donc pas été un mauvais rêve – le sort terrible sur Esmée, son transport à l’infirmerie, les soins de Mme Pomfresh, et sa veille au chevet de la Gryffondor jusqu’à ce qu’il s’endorme… Tout s’était ré-emboîté dans le bon ordre et il put relever la tête.


«Ne t’inquiète pas, moi je ne voulais pas m’endormir… »

Il fit apparaître une rapide image de l’heure qu’il était, image qui s’évapora dès qu’il en eut pris conscience. Toute l’école devait dormir encore.

« Et c’est plutôt à moi de te demander si ça va. Comment tu te sens ? Tu te souviens de ce qu’il s’est passé ? Et… Tu veux en parler ? Désolé de te poser toutes ces questions mais… Je me suis beaucoup inquiété. »

Et il s’en était voulu, aussi. Il avait passé beaucoup de temps à réfléchir avant que le sommeil ne finisse par le vaincre. Il s’en voulait de ne pas avoir pu protéger la jeune fille, de ne pas avoir pu prévoir ce qu’il se passerait. C’aurait du être sur lui que l’énergumène inconnu devait lancer son sort, pas Esmée ; du moins c’est ce que William pensait. Il aurait du prendre les devants et empêcher sa nouvelle amie de souffrir. Elle avait eu plus de cran et de rapidité que lui.

« Hum. Ne bouge pas, je vais aller chercher Mme Pomfresh. Qu’elle regarde un peu si tout va bien. »

Et sans laisser à Esmée le temps de répondre, William se leva et parti chercher l’infirmière, avec qui il revint quelques instants plus tard. Elle inspecta Esmée sous toutes les coutures, sembla vérifier chaque partie de son corps – William se retourna pour ne pas paraître indécent – lui administra plusieurs potions à boire et d’autres qu’elle devrait prendre plus tard et remit en place plusieurs bandages. Après quoi elle conseilla à Esmée de se rendormir et à William de ne pas trop la déranger si vraiment il voulait rester ici. Il promit et Mme Pomfresh s’en retourna, tandis que Will s’asseyait sur le bord du lit d’Esmée.

« Je crois que je ne vais pas te déranger trop longtemps, sinon je vais me faire mordre », dit-il en souriant tout en désignant d’un mouvement de tête l’endroit où l’infirmière était repartie.

Il ne comptait cependant pas quitter l’infirmerie pour autant ; il se sentait d’autant plus responsable de la jeune fille qu’ils avaient commencé à lier connaissance dans la journée même et que leur amitié était toute naissante. Et puis elle lui semblait si fragile, malgré le fait qu’elle se soit défendue bec et ongles contre le serpentard de la Grande Salle. Il ne voulait pas la déranger et l’empêcher de se reposer, mais ne voulait pas non plus la laisser toute seule à l’infirmerie alors qu’elle lui avait confié se sentir seule à Poudlard. William connaissait trop ce sentiment de solitude pour ne pas y être sensible.


« Oh, au fait… Quand tu t’es évanouie, tu as prononcé un nom… Amanda je crois. Est-ce que c’est une amie d’ici ? Je peux aller la chercher et lui dire que tu es ici si tu veux. Enfin, quand ce sera une heure plus décente, je veux dire. »
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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Lun 22 Mar - 22:08

William s'était levé brusquement de sa chaise lorsqu'Esmée avait poussé un petit cri. Attitude instinctive d'après elle. Il avait un air très endormi, et ses cheveux étaient en bataille. Bien qu'ils les soient habituellement, là c'était pire. En voyant sa tête, ses cernes, lorsqu'il s'était frotté les yeux ; la Gryffon voyait bien qu'il était épuisé. Elle aurait du le renvoyer au dortoir des rouges et or. Et s'il s'y était opposé, Esmée l'aurait obligé. Peut-être même qu'elle aurait essayé d'interpeller Mme Pomfresh ou un infirmier. Mais les mots ne venaient pas. Elle remarqua que William fit apparaître l'heure comme elle l'avait fait précédemment. Le pauvre, vraiment elle aurait du le foutre à la porte de l'infirmerie. Elle trouvait qu'elle faisait preuve d'égoïsme -ce qui la culpabilisait- mais de toute façon William entamait déjà la discussion. Il assailli Esmée de question, la jeune fille mit un petit moment à répondre.

« Je... vais mieux, beaucoup mieux qu'avant. Ça me lance encore un petit peu et je préfère ne pas bouger. Et hum... je crois me souvenir de tout... »

Elle stoppa net, se remémorant les évènements bouleversants. La soirée qui, au départ, s'était annoncée paisible. Un cri, un fou déboulant à leur table, des mains effleurant son cou... Puis une gifle qu'elle avait collé à l'ennemi, et la colère de l'autre qu'elle avait aperçu dans ses yeux. Puis c'était la douleur. Horrible. Même pire qu'horrible. Il n'y avait pas de mots. Les images lui revenaient, les sensations également. Elle se souvenait du visage de Will juste avant de s'évanouir. Rien, vide, perdu...
Même si elle avait payé cher et qu'elle avait failli y laisser la peau, Esmée ne regrettait en rien son geste. Dans le genre, têtue et agir sans réfléchir elle méritait presque un prix. Mais ce jeune Serpentard avait tenté de l'étrangler. Admettons si elle ne serait pas intervenue par la suite que ce serait-il passé ? Un autre élève victime d'une telle folie ? Non. Au final, elle trouvait avoir bien fait. Bien sur, elle éprouvait encore de la colère à l'encontre de cet élève, mais il n'était plus là, alors tant mieux. Elle trouvait même qu'elle avait fait preuve de pas mal de courage. Ce Ozzy avait été un danger pour l'école et ses élèves. Cela avait été révélé au grand jour. Esmée avait des idées très étrange, certes elle n'aurait pas dû penser dans ce sens là mais... Ses blessures n'avaient peut-être pas été inutiles au final.


« J'suis désolée William mais... je comprend que tu t'es beaucoup inquiété, c'est... »

" Gentil, correct, normal, cool, galant ? Normal..."

« Normal. C'est normal. Mais... tu vois là, je ne peux pas en parler. Ce sont des souvenirs trop 'frais', trop récents. C'est trop. »


Alors que le silence commençait à prendre place, William alla chercher Mme Pomfresh mais il laissa à peine Esmée riposter, il était déjà parti la chercher. D'ailleurs Esmée, qui avait voulu s'y opposer, s'était légèrement relevée mais la douleur l'avait rapidement cloué au lit. Allongée, ça lui faisait déjà un peu mal. Elle aurait du réfléchir avant de se relever pour protester. C'était tout de même un réflexe alors...
Puis William revint avec Mme Pomfresh. Esmée fut déçue qu'elle n'ait pas protesté ou quelque chose de la même catégorie. En même temps, c'était son métier mais l'adolescente n'appréciait pas vraiment l'infirmière. D'ailleurs celle-ci inspecta Esmée sous toutes les coutures, presque pire qu'une fouille. La Gryffon remarqua que William se retourna, pour ne pas voir, ça lui évitait de sortir carrément de la salle pour que l'autre puisse voir les blessures d'Esmée. Pomfresh était toujours en train de donner des conseils et le pire c'était les potions qu'elle donnait à boire aux blessés ou malades. Esmée n'échappa ni à l'un ni à l'autre. Bien sur, Mme Pomfresh ne put s'empêcher de faire remarquer à Will qu'il faudrait qu'il s'en aille pour laisser Esmée se reposer. Et elle lui donna également des potions à boire, potions à l'esthétique pas du tout attirant. En les voyant, ça ressemblait plutôt à du Polynectar provenant d'un rat qu'à autre chose. Puis elle repartit.


« Oh non, oublies cette vieille chouette. Excuse-moi, mais elle m'énerve. Au pire, j'lui dirais que je te tiens en otage, et que tu peux pas t'en aller tant que je n'aurais pas décidé. »

Elle se mit à rire. Esmée n'arrivait vraiment pas à croire que dans une telle situation, elle pouvait faire preuve d'humour. Elle se surprenait elle-même. Au final, elle espérait que William ne quitte pas l'infirmerie maintenant, elle ne voulait pas rester seule. Bien évidemment, il ne pouvait pas s'éterniser, il allait devoir aller en cours. Mais il n'avait pas dormi de la nuit à cause des évènements et puis même... Esmée espérait que les professeurs aient un minimum de compassion envers lui et lui laisse une journée de repos. Elle, elle n'avait pas de soucis à se faire, elle était coincée à l'infirmerie pour au moins quatre jours, peut-être plus...
William tira Esmée de ses pensées. Pour lui demander la mauvaise chose, la mauvaise question. Il ne pouvait pas savoir, c'est sur. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle ne lui avait jamais raconté. En faite, elle n'avait jamais raconté l'évènement à personne. Juste à son ancienne meilleure amie qui l'avait quitté. Depuis, elle avait estimé qu'elle avait besoin de personne. Elle s'était trompée, ça c'était sur. Mais elle s'était habituée à sa solitude. Lorsqu'Esmée réalisa donc vraiment ce que William venait de dire, elle se sentit pâlir. Sa gorge était nouée, elle sentait les larmes qui commençait à monter. Elle regarda William droit dans les yeux, prête à lui mentir. Mais elle les baissa rapidement en avalant difficilement sa salive. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui dire ? Pas la vérité en tout cas. Pas sur ce coup-là. Chacun ses secrets. Mais question improvisation, Esmée n'excellait pas vraiment.


« Hum... ça par contre, je ne m'en souviens pas. Amanda... dit-elle d'un air pensif. »

Il fallait qu'elle se donne une marge de temps pour trouver quelque chose à dire. Mais si William avait décelé son jeu, elle était fichue et il était inutile de jouer la comédie. Et Esmée n'était pas super forte non plus pour mentir. En faite, elle ne savait pas mentir. En général, la ou les personne(s) qui lui faisaient face devinés qu'elle ne disait pas la vérité. Elle dit donc la première chose la plus bidon qui lui passa par la tête.

« Amanda ! C'est une-euh...une ang...ancienne amie. Qui n'est pas à Poudlard !Et que je n'ai pas vu depuis un bon bout de temps, hum... »

Elle avait dû passer pour une maligne, tiens ! Mais maintenant, le tout était de changer de sujet. En plus, au début de la soirée, elle avait déjà pensé à sa sœur. Sa sœur, Amanda. Elle s'était souvenue de sa jeunesse. Une jeunesse où elle n'était pas encore seule. Ce fut trop, et une larme coula sur une de ses joues. Elle fit semblant de se passer les deux mains sur le visage comme si elle était fatiguée et en profita pour essuyer la traitresse tout en espérant que William n'ait rien vu. Puis, elle respira profondément pour tenter de se calmer. Elle ôta les mains de son visage et les laissa retomber sur le lit. Elle se tourna vers la table de chevet, pris son verre et d'un coup de baguette, Esmée fit le remplit d'eau.

« Tu n'as pas vraiment l'air d'être dans ton assiette, William... »

Une fois de plus, elle but son verre d'un trait. Puis elle en proposa à William.


Dernière édition par Esmée Jones le Dim 28 Mar - 1:38, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Jeu 25 Mar - 17:48

"Je comprends que tu n'aies pas envie de reparler de ce soir, ne t'inquiète pas. Mais juste une dernière chose : si jamais un jour tu en ressens le besoin, je suis là pour t'écouter, d'accord ?"

William ne savait pas trop ce que ressentait la jeune fille ni ce qu'il se passait dans sa tête. Peut-être n'avait-elle pas envie d'en parler simplement parce que, comme elle le disait, les évènements étaient trop frais et qu'elle était encore trop fatiguée et affaiblie pour pouvoir revivre tout ça mentalement ; ou bien peut-être avait-elle été beaucoup plus touchée et marquée par les évènements qu'elle ne le laissait paraître et avait-elle été réellement traumatisée. Will n'en savait rien, mais il comprenait que dans tous les cas l'important était de lui montrer qu'il serait là si elle en avait besoin. N'importe quand.

Néanmoins Esmée enchaîna sur Mme Pomfresh - cette "vieille chouette" - et fit s'élever son rire dans la pièce tandis qu'elle imaginait toutes les façons dont elle pourrait retenir William si jamais l'infirmière lui demandait de partir. William sourit à son tour, ravi de voir sa nouvelle amie un peu joyeuse, malgré ce qu'il s'était passé. Pas de doute, Esmée possédait une grande force en elle, et elle méritait parfaitement sa place chez les Gryffondors.


"Je suis ton otage hein ? Méfie-toi, j'ai une petite sœur qui se transformerait en harpie si elle apprenait ça..." dit William sans savoir qu'Esmée et Abi' s'étaient déjà rencontrées.

"Mais l'idée d'être kidnappé par une charmante jeune fille me plaît assez !" plaisanta-t-il à son tour.

Ce qu'il se passa ensuite fut assez étrange. William avait prononcé le prénom d'Amanda, qu'il tenait de la bouche même d'Esmée, sans soupçonner un seul instant que ça puisse être important ou spécial pour la jeune fille. Cependant la réaction de celle-ci à sa simple question lui parut plus que curieuse. Elle bafouilla, rougissant légèrement, ses yeux fuyant le regard de Will. Elle... Elle lui cachait quelque chose ?
Non pas que ce ne soit pas légitime et que Will s'en sente trahi, loin de là : tous les deux ne se connaissaient après tout que depuis très peu de temps, le jour-même, donc Esmée avait plus que le droit de ne pas avoir envie de se confier à lui. C'était tout à fait normal. Non, ce qui surprit William c'était qu'elle avait apparemment quelque chose à cacher à propos de cette Amanda et qu'il ne s'y attendait pas.


"Tu as du beaucoup l'aimer, pour prononcer son nom alors que tu étais à moitié inconsciente..." fit remarquer très doucement William.

Mais il ne posa pas plus de questions. Il n'avait pas envie d'être indiscret, ce n'était pas son genre ; la curiosité maladive, c'était plutôt la spécialité de Daniel. Will préférait ne pas se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Il attrapa le verre d'eau qu'Esmée lui tendait tout en la remerciant d'un petit sourire et le bu lentement.


"Hum... Fatigué probablement. J'ai pourtant déjà fait quelques nuits blanches ou bien je n'ai pas dormi pendant un moment... Mais les évènements de ce soir m'ont probablement épuisé. Même si je n'ai pas fais grand chose au final..."

Et revoilà encore sa culpabilité galopante de n'avoir pas su protéger Esmée...
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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Dim 28 Mar - 14:52

Aux paroles de Will à sa présence pour Esmée, celle-ci ne put s'empêcher de sourire. Un ami ? Un ami à son écoute ? Quelqu'un qui serait là pour elle... Cela faisait bien longtemps que ça ne lui était pas arrivée. Elle ne voulait pas embêter Nelsy avec ses histoires. Sa tante avait déjà suffisamment à faire. Cependant, Esmée allait tout de même lui envoyer une lettre pour l'informer de ce qui lui était arrivée. C'était un minimum. Elle espérait juste qu'elle n'allait pas trop s'inquiéter.
Pour revenir à l'instant présent, ce que William venait de dire avait touché Esmée. Elle avait envie de le prendre dans ses bras et de le remercier, de lui montrer que ce qu'il venait de dire lui avait fait plaisir et que s'il voulait, elle aussi serait là pour lui. Mais elle n'en fit rien. Premièrement parce qu'elle ne pouvait pas bouger et deuxièmement, ce n'était pas son genre de se comportait d'un manière aussi extravertie avec les personnes qu'elle venait tout juste de rencontrer.
Puis bien fière des bêtises qu'elle venait de raconter -qu'elle imaginait- et qui avait fait sourire William, elle lui répondit:


« Ta petite sœur qui se transformerait en harpie ? Et bien, je ne voyais pas du tout Abigail comme ça... »

Elle lui adressa un sourire énigmatique. Esmée aimait bien laisser un peu de suspens. Suspens pas si terrible que ça. Mais en tout cas, William ne devait pas savoir qu'elles se connaissaient -pas des amies inséparables, juste des connaissances- puisqu'ils ne s'étaient pas quittés de la soirée. Sauf si Abigail pouvait se transformer en fantôme ou si elle pouvait converser avec le Gryffondor par la pensée, ce qui était complètement impossible. Quoiqu'on ne savait jamais. En même temps, ils vivaient dans un monde rempli de magie...

« J'ai rencontré ta sœur en sortant d'un cours. Enfin on a discuté quelques minutes. Une connaissance quoi... »

Elle espérait qu'il ne la questionnerait pas plus sur cette rencontre. Où ? Quand ? Peut-être que c'était le grand frère super protecteur, et s'il savait que sa sœur errait -sans but précis- dans les couloirs du sous-sols, il se poserait probablement quelques questions. surtout le groupe de Serpentard qui avait trainé pas trop loin de la Serdaigle...
Esmée rigola face à la plaisanterie de Will.


« Oh, vraiment ? fais attention, ce n'est pas parce que tu t'appelles William green que tu seras un privilégié, hein... Enfin si. Mais non ! Et puis les apparences sont trompeuses. »

Elle avait dit ça sur le ton de la plaisanterie et émit un rire argentin.
Alors que le sujet de sa sœur avait déjà été bien abordé et qu'Esmée avait été envahi par une vague de tristesse, Will émit quelques mots. Et Esmée se dit que son mensonge avait réussi. Mais ce que le Gryffondor avait dit fit sourire Esmée. D'un sourire bien mélancolique.


« Oui, je l'ai beaucoup aimé ma... manda. » dit-elle les larmes aux yeux.

Elle savait qu'elles revenaient à l'attaque mais pas ce soir. Pas plus. Ils avaient tous les deux endurés assez de chose en une soirée, aussi bien mentalement que physiquement. Elle ferma les yeux, juste quelques secondes pur se contrôler et ravaler ses larmes.
Esmée observa alors William boire son verre d'eau. Elle l'observa attentivement. Pourquoi lui mentir ? Surtout à lui, à William. Lui qui avait l'air d'être tellement gentil et confiant. Comme s'il allait courir le répéter à tout le monde. Ça ne lui ressemblait pas, et ce qu'elle avait vu ce soir n'avait fait qu'affirmer son jugement. C'était un garçon ouvert et qui aidait du mieux qu'il le pouvait.


« Ouais, ce... ça a été très éprouvant. c'est vrai qu'assister à une monstruosité pareille, ça doit être bouleversant.
Elle le regarda droit dans les yeux, plongea ses iris dans ce bleu profond et dit d'un ton calme. Mais tu ne dois pas dire ça William. Tu ne peux pas dire que tu n'as rien fait. J'ai vu que lorsqu'il a tenté de m'étrangler, tu t'es interposé. Ça déjà, c'était risqué. Et puis tu es là, tu es resté. Tu aurais tout aussi bien pu partir dormir au dortoir et au lieu de cela, tu as dormi sur une chaise qui me semble des pas plus confortable. Et puis même, ce qu'il s'est passé à la Grande Salle, je veux dire lorsque je lui est collé une bonne claque, j'ai pas vraiment réfléchi et j'aurais peut-être du dégainer ma baguette. Ç'aurait été plus intelligent. Mais agir puis réfléchir, c'est bien une des choses qui nous qualifie nous, les Gryffondors non ? Moi-même je n'ai pas pu réagir entre la gifle et ce qu'il a fait, c'est allé trop vite. Pour tous. J'ai compris lorsque j'ai vu sa baguette. »

Elle soupira et ferma les yeux pour chasser l'image du Serpentard. Puis de nouveau, elle posa ses yeux sur le jeune Gryffondor.

« Alors s'il te plait, ne redis pas ça. Je trouve que tu en fais déjà suffisamment. »


Dernière édition par Esmée Jones le Mer 14 Avr - 15:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Urgence dans la salle   Mer 14 Avr - 15:15

« Ta petite sœur qui se transformerait en harpie ? Et bien, je ne voyais pas du tout Abigail comme ça... »

William ouvrit de grands yeux ronds où se peignait la surprise. Mentalement il remonta le fil de leur discussion depuis le début de leur rencontre et se rendit compte qu’il n’avait jamais mentionné le nom d’Abigail, encore moins comme étant sa petite sœur. L’air malicieux d’Esmée confirma ses soupçons : elle connaissait déjà sa sœur et savait qu’ils avaient un lien de parenté. A bien y réfléchir si effectivement elles avaient discuté ensemble, son nom avait du être mentionné dans la conversation. Will sourit affectueusement alors qu’Esmée lui expliquait comment elles s’étaient rencontrées.

« Ainsi, tu connais Abi… J’espère qu’elle n’a pas trop fait sa pipelette comme elle en a l’habitude. Quand elle commence, on ne l’arrête plus, méfie-toi ! » fit William en riant. Le ton de sa voix lorsqu’il avait parlé de sa sœur communiquait à lui seul toute l’affection qu’il éprouvait pour la Serdaigle.

« Ca serait bien qu’on mange tous les trois ensemble, un de ces jours… Qu’est-ce que tu en dis ? Ou qu’on aille à Pré-au-Lard, ou autre part, peu importe. »

En tout cas il comptait bien revoir la jeune fille qu’il avait devant lui prochainement. C’était une des rares fois où il arrivait à discuter aussi bien avec une fille de Poudlard, les autres ayant habituellement la fâcheuse tendance à pousser de petits cris de souris, à ne pas du tout écouter ce qu’il pouvait bien dire parce que ça ne les intéressait simplement pas, à répondre à côté de la plaque, ou à se borner à des sujets ridicules et inintéressants. Plusieurs fois aussi il avait rencontré des filles qui essayaient de lui parler de Quidditch parce qu’elles savaient que c’était sa passion, alors qu’il était clair dès les premières minutes qu’elles détestaient ça. William n’avait que peu d’intérêt pour les relations superficielles. Il avait plus ou moins l’habitude d’être seul, ou en tout cas peu entouré ; de plus, il avait suffisamment eu de soucis relationnels pour savoir apprécier à sa juste valeur un lien de qualité. Il ne voyait donc pas l’intérêt de tenter de se montrer à quelqu’un différent de ce que l’on était réellement, juste pour lui plaire. En tout cas à lui, ça ne lui plaisait pas.
Mais il sentait bien à quel point Esmée était sincère, aussi bien dans ses paroles que dans son attitude. Elle était nature, elle se montrait à lui telle qu’elle était, et William l’appréciait beaucoup. Il aimait sa compagnie, simple et sans artifices. Ca lui faisait beaucoup de bien, et il espérait apprendre à mieux la connaître.

Il se remit à rire une nouvelle fois lorsque la jeune fille ré-enchaîna sur sa propre plaisanterie – décidément la joie à ses côtés semblait chose courante.


« Allez, je suis certain que tu voudras bien me privilégier un peu… Hein ? » demanda-t-il en faisant des yeux humides de chien battu pour rire. « Et certes les apparences peuvent être trompeuses, mais là je pense qu’il s’agit plus que d’apparences. »

Cela dit leur période de plaisanterie s’arrêta assez rapidement lorsque, une fois de plus, le sujet s’approcha de cette mystérieuse Amanda. William ne rajouta rien de plus, parce qu’Esmée passa très vite à un autre sujet. Mais il eut le temps de voir ses yeux se remplir de larmes, et ne put s’empêcher d’approcher sa main doucement du visage de la jeune Gryffondor et de les chasser délicatement du bout du doigt. Il n’aimait pas voir ceux qu’il aimait malheureux.
Mais Esmée avait déjà reprit le contrôle d’elle-même, et surtout de la parole. Elle essaya de le convaincre, grâce à des arguments prononcés sur un ton ferme, qu’il n’aurait pas pu faire plus que ce qu’il avait déjà fait, et que c’était beaucoup. Peut-être la jeune fille avait-elle raison. Sûrement même, William s’en doutait bien. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir cet arrière-goût amer. Il essayait, pourtant. Mais c’était juste comme ça, c’était juste lui : il aurait voulu faire plus, il aurait voulu réagir autrement, il aurait voulu que ce ne soit pas elle qui soit blessée. Il s’était rendu compte avec effroi, pendant qu’Esmée était encore inconsciente, qu’elle aurait presque pu mourir ce soir ; et ce constat, froid, tranchant, qui lui avait soudain écrasé la poitrine aussi instantanément que le déclic dans son cerveau s’était fait, l’avait paralysé pendant quelques minutes. Ils avaient tous les deux eu de la chance qu’elle s’en tire avec « seulement » quelques blessures, certes graves, mais qui restaient soignables. Elle, parce qu’évidemment il valait mieux qu’elle reste en vie ; lui, parce que si quelque chose de plus grave était arrivé, il ne savait pas comment il s’en serait remis. Il avait encore eu cette étrange impression de beaucoup tenir à cette jeune fille qu’il ne connaissait que depuis le jour même. Comme si une réelle connexion s’était établie entre eux. Comme s’ils étaient amis depuis longtemps déjà.

Il ne put retenir un sourire triste lui aussi, et réfléchit quelques instants. Il pouvait s’en tenir à ce vague sourire, mais il pouvait aussi essayer de parler pour renforcer ce lien qu’il sentait. Parce qu’il avait envie de partager un peu de lui avec Esmée, même si évidemment elle était encore loin de tout connaître de sa personne, comme il était encore très loin de savoir qui elle était réellement.


« Je sais que tu as raison. Je veux dire, je comprends bien tes paroles. Je sais aussi que, peut-être, d’autres ne seraient pas restés – même si sincèrement ça ne m’est même pas venu à l’esprit de te laisser toute seule ici, c’était hors de question. Mais… Je crois que je suis comme ça, simplement. J’ai toujours protégé ma sœur, du plus loin que je m’en souvienne – pas parce que je suis né avec cette sale manie, mais parce que c’était obligatoire, pour moi comme pour elle. Je suppose que c’est ce qui a provoqué au fil des années ce trait chez moi, ce besoin de protéger ceux qui me sont proches. »

C’était un blabla assez vague, mais c’était le mieux qu’il puisse arriver à sortir de ses pensées un peu entremêlées.

« Et puis justement, si je suis à Gryffondor, c’est que moi aussi je devrais pouvoir agir sans réfléchir », ajouta-t-il en souriant de nouveau légèrement.

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