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 Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]

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MessageSujet: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Lun 8 Mar - 0:06

Emma s’était contentée d’acquiescer suite à la question de Will, question qui n’en était pas une réellement. Naturellement qu’elle le verrait mercredi prochain, pour la leçon suivante. D’ici là, elle espérait vraiment qu’elle arriverait à contenir le flot d’émotions qui l’envahissait littéralement. Elle lui fit un petit signe de la main, et le regarda disparaître par la porte. Alors seulement, elle relâcha tout. Sa main se porta à sa bouche qui s’était tordue en une grimace peu élégante, de façon à retenir le premier sanglot qui s’étrangla dans sa gorge. Les larmes se mirent à couler irrémédiablement sur ses joues, et elle avait très peur que William, s’il n’était pas parti assez vite, ne l’ait entendue et revienne. Mais voyant que ce n’était pas le cas, elle se laissa alors complètement aller à sa tristesse. De son autre main, elle arracha la veste de ses épaules, comme si ce contact la brûlait. Elle l’aurait presque détesté pour la faire se sentir aussi pitoyable. Entre deux sanglots, elle prononça un sort dont l’effet était l’inverse de l’Accio, pour que le vêtement retourne dans le dortoir de son propriétaire. Elle ne voulait pas de cette veste pour sortir. Elle ne voulait pas de ce comportement protecteur avec elle qui la faisait fondre. Elle avait déjà un grand frère, déjà un meilleur ami, elle tombait amoureuse et ne voulait pas que lui la traite comme une petite sœur, une petite fleur à protéger.

C’était insupportable.

D’un geste rageur, la jeune fille essuya les larmes qui coulaient toujours à flot sur son visage, et ne semblaient pas prêtes de s’arrêter. Elle avait une envie furieuse d’emprunter sa batte de batteur à Morten et d’aller fracasser quelque chose, n’importe quoi du moment que ça ferait plein de morceaux. Et sur le coup, elle se fichait bien que Will se sente coupable si jamais elle tombait malade. Même, elle espérait qu’elle choperait une bonne crève, qu’elle serait contagieuse et qu’elle serait mise en quarantaine à l’infirmerie. Encore mieux si on l’envoyait à Ste Mangouste. Qu’elle parte de là au moins pour un temps, et qu’elle n’ait à voir personne. Ni Dan avec ses regards suspicieux, ni Morten avec ses conseils qu’il ne suivait pas, ni Josh avec son attitude de petit ami jaloux. Personne. Pleurant toujours, elle sortit de la salle sur demande en claquant la porte. Alors qu’elle traversait les couloirs, descendait les escaliers, tout en évitant au maximum les élèves ou les professeurs, elle se demandait comment elle était devenue aussi pathétique. Mais qu’était-elle, sinon humaine ?

Une fois arrivée dans le parc, la Serdaigle ne mit pas longtemps à être trempée jusqu’aux os. La pluie tombait toujours drue et l’orage tonnait au possible. Un temps au reflet de son humeur actuelle, comme sa mère se serait plu à le faire remarquer. Et c’était, à dire vrai, assez proche de la vérité. Assez vivement, elle se dirigea vers le lac. Malgré la pluie et les larmes qui l’aveuglaient, elle était encore capable d’en retrouver la direction sans trop de problème. Elle avait tellement l’habitude de s’y rendre lorsqu’elle se sentait triste ou seule que ses pas étaient devenus un réflexe. La surface du lac était constellée de vaguelettes causées par la pluie. Le spectacle sembla calmer Emma pendant un instant, jusqu’au moment où sa rage intérieure se mit à brûler tellement que ses yeux s’enflammèrent.
Aussitôt, ce fut comme lors du premier cours de Défense contre les Forces du Mal : elle ne contrôlait plus rien. Mais cette fois, elle n’avait pas peur, au contraire, elle se sentait presque… soulagée, comme si elle n’avait plus à penser, à jouer la mascarade. Elle ne ressentait plus rien, les larmes s’étaient arrêtées, et son mal être du moment avait disparu. Et quand elle se rendit compte que cette intervention magique venait tout bonnement de la calmer, elle retrouva le contrôle sur son corps. Surprenant…

Quitte à s’entêter dans son comportement puéril du moment, Emma fit quelque chose de vraiment stupide : elle s’avança dans l’eau du lac, puis, tournant le dos à l’étendue liquide, se laissa tomber en arrière. L’eau était glaciale, et le froid sur sa peau la brûlait. Sa tête fut elle-aussi aspirée sous la surface, et il fallut du temps à ses yeux pour s’habituer sous l’eau. Quelques secondes après, elle remontait et aspirait une grande bouffée d’air. La pluie, maintenant, lui paraissait chaude sur son visage. Agréable, même. Enfin, elle finit quand même par sortir totalement du lac et trébucha à moitié sur la berge. Elle avait mal à la tête maintenant. Pire, elle éternua. Faisant vite fait le tour de ses potions dans sa malle, mentalement, elle se rappela qu’elle n’avait plus rien pour les rhumes et ce genre d’états. Voilà, elle n’avait pas le choix, elle devait aller à l’infirmerie. Mme Pomfresh allait lui passer un savon, qui serait moindre comparé à celui auquel elle aurait droit de la part de Morten.
Après avoir marché et grelotté tout du long de son trajet, elle était finalement arrivée au lieu redouté. L’infirmière poussa un soupir résigné en la voyant arriver trempée et dégoulinante de la tête aux pieds. Elle lui désigna un des lits, et avant de s’éloigner en direction de la réserve de potions, ajouta une phrase qui donna envie à Emma de disparaître sous terre.


« Je vais vous garder pour la nuit, et puis d’ailleurs, un infirmier doit arriver de Ste Mangouste pour vous voir, il ne devrait plus tarder… »

La Serdaigle se prit la tête entre les mains. Décidément, ce n’était pas la soirée qu’elle mettrait au top 10 de ses favorites.
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Dernière édition par Emma Nielsen le Lun 8 Mar - 1:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Lun 8 Mar - 0:57

Arthur avait passé un bon moment dans le bureau du directeur. Une entrevue plutôt épuisante par ailleurs. Et ce ne furent pas ses muscles qui furent mis à l'épreuve, mais plutôt sa résistance mentale à ce genres de situations. Pourtant, ça avait assez bien démarré: Dumbledore l'avait tout d'abord questionné pour savoir ce qu'il pensait de ses études, l'amenant jusqu'à une introspection qui avait soulevé beaucoup de questions auxquelles Arthur n'avait jamais prêté attention. Ensuite vinrent les souvenirs du bon vieux temps, agrémentés de quelques rires en réponse à d'anciennes anecdotes... Puis l'instant fatidique. Celui où l'infirmier aurait du évoquer les raisons pour lesquelles il avait été renvoyé de Ste Mangouste. Naturellement, Arthur se doutait que le directeur était déjà au courent de tout, voir même plus. Mais malgré le silence qui régnait dans la pièce, un silence qui devenait de plus en plus pesant, il ne dit rien. La patience du vieil homme était légendaire (vieux pour lui en tout cas), ainsi que son esprit très perspicace. Mais il n'y avait rien à raconter. Ou plutôt, si, un tas de choses: pourquoi il avait agit comme ça ? Ce qu'il avait pensé sur le moment ? Comment il avait réagit ? etc. Une immense quantité de questions d'importances qui brillaient dans ce regard d'un bleu presque transparent, par dessus les habituelles lunettes en demi-lunes. Ils restèrent ainsi à se fixer pendant un très long moment, dans ce même silence qui perdurait, seulement interrompu de temps à autres par Fumseck qui nettoyait ses plumes. S'il n'avait été trop occupé à s'obliger à un total hermétisme, Arthur aurait sûrement souri face à l'ironie de cette situation: comme le chien ressemble au maître, le phœnix ne le lâchait pas des yeux à la manière de son propriétaire, et ce quelque soit sa position. Cependant, même sous l'insistance presque palpable des deux êtres, Arthur ne laissa aucune parole émaner de lui.

Pourquoi donc, me direz-vous ? Après tout, le directeur de Poudlard était plutôt connu pour sa compassion et tout un tas d'autres qualités appréciables de son attirail particulier... Et bien, nous dirons que, tout bonnement, notre homme ne comptait rien avancer de plus que ce que tous savaient déjà. A la manière des tribunaux moldus, Arthur était en effet convaincu en son for intérieur que: "tout ce qu'il dirait pourra être retenu contre lui". Alors il décida qu'il ne céderait pas. Pas tout de suite en tout cas.
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé, mais lorsque vous jouez au jeu du regard avec une personne aux yeux clairs, les vôtres se mettent très rapidement à pleurer. Une réaction un peu étrange pour les non initiés, qui était entrain de poindre vicieusement sous les paupières du médicomage. Et pile à l'instant où les premières perles salées commençaient à se bousculer réellement, dans l'espoir de pouvoir cavaler sur ses joues en toute liberté, notre homme fut "sauvé par le gong". Enfin, le "gong" c'est peut-être un peu exagéré comme qualificatif. Il se manifesta en vérité sous la forme d'une sorte de croassement alarmé suivit d'étranges caquètements et claquements de bec en provenance du volatile, qui du haut de son perchoir avait pris une pause tout à fait dramatique. Si Arthur n'en comprit pas la raison, Dumbledore, quant à lui, se tourna vivement vers l'animal, l'observa un court instant, avant de déclarer d'une voix amusée, les yeux pétillants de malice:


"Et bien, il semble que votre nouvelle protégée vous attend à l'infirmerie. Je vous conseillerai de vous y rendre assez rapidement, avant qu'elle ne s'envole comme par... magie."

Le ton qu'il avait employé pour ce dernier mot était teinté de mystère, comme il savait si bien le faire. Arthur n'attendit pas qu'il se répète pour prendre congé le plus poliment possible, tout en quittant le bureau lentement, afin de ne pas montrer l'excitation mêlée d'appréhension qui bouillonnait en lui. Mais dès qu'il eut tourné le dos à la gargouille, il partit en courent. Direction l'infirmerie.
Lorsqu'il arriva devant la porte, l'homme prit un moment afin de calmer sa respiration saccadée, les mains sur les genoux. Puis, enfin, il entra. Après avoir salué l'infirmière d'un sourire chaleureux et tout à fait charmant (après tout, plus rien ne pouvait lui arriver maintenant: il se sentait beaucoup plus à l'aise dans cet environnement), le médecin s'avança dans la pièce, et découvrit enfin la cause de sa mutation. Elle était franchement jolie, il fallait bien l'avouer... quoique ses cheveux étaient humides. Étrange. Enfin, il se reprit très rapidement, jaugeant assez justement que la jeune fille ne souhaitait probablement pas passer pour un singe de foire. Aussi s'approcha t-il un peu plus, un sourire gêné aux lèvres.
Encore une bizarrerie: depuis quand se retrouvait-il décontenancé alors même qu'il se tenait dans son milieu de prédilection ?! Quand enfin il arriva à hauteur de l'étudiante allongée sur son lit, il se retrouva très mal à l'aise. Une main portée soudainement à sa nuque traduisait de manière visible ses sentiments contradictoires. Par où commencer ? Après quelques secondes de silence qui parurent interminables, Arthur prit enfin la parole, de sa voix grave, se maudissant intérieurement pour son accent espagnol qui y était collé...


"On peut dire que je suis assez... embêté. A vrai dire, je ne sais pas trop par où commencer..." A mesure qu'il s'exprimait, l'infirmier reprenait un peu confiance en lui:"Je m'appelle Arthur Enhellwater... je viens remplacer Mr Vicomté, qui est actuellement hospitalisé. Enfin, je suppose que tu es déjà au courent non ? Tu t'appelle... Emma c'est bien ça ?" Il observa un court instant de silence, avant de reprendre, soudain amusé à travers son malaise: "Enfin, j'espère que c'est bien toi, sinon je passerai pour encore plus crétin que je dois déjà le paraître."

Après ça, il ne savait plus du tout comment prendre la chose. Il observait une certaine distance de sécurité avec la demoiselle. Vraiment bizarre. D'habitude il était tout à fait à son aise dans le monde hospitalier... alors pourquoi son cerveau lui demandait de se tirer de là le plus vite possible ? Il soupira, parvenant à se clamer plutôt rapidement, reprenant par là-même le contrôle de ses sens.

"Écoute, si tu ne m'aides pas un peu plus, je crois que je n'arriverai à rien. J'ai déjà du mal avec l'anglais, si tu continues à me regarder de la sorte ça risque de devenir encore plus difficile pour moi... Tu dois être aussi agacée par cette situation désagréable, et j'en suis désolé. Mais à présent que je suis... aqui ? *hm* ici, j'aimerai qu'on arrive à se parler. Au moins à se parler dans un premier temps, ensuite peut-être que je pourrais essayer de trouver une solution à ton problème."

Il se sentait un peu penaud d'agir de la sorte. Aussi pour se faire pardonner, un sourire charmant étira ses lèvres, et il lui fit un clin d'œil, alors qu'il ajoutait un peu plus gaiment:

"Mais pour ça, il faut que tu y mettes du tien... si ça ne te dérange pas trop, bien sûr."


Dernière édition par Arthur Enhellwater le Ven 12 Mar - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Jeu 11 Mar - 13:18

En voyant un homme arriver, une personne qui semblait bien trop jeune pour être son nouveau médecin, Emma eut envie de se taper la tête contre un mur. Qu’est-ce que c’était que ça, encore ? Ca ne s’arrêterait donc jamais, les mauvais coups de la vie ?

« Manquait plus que ça », murmura-t-elle en danois, tandis qu’elle comprenait que l’autre, visiblement, était aussi anglais qu’elle. Ça allait être beau, tiens ! Un véritable carnage, oui. La jeune fille éternua à nouveau tout en jetant un regard noir à l’infirmier. Que le spectacle commence.

« Si c’est une blague, c’est vraiment de mauvais goût. Vous avez quel âge, 21, 22 ans ? Vous sortez à peine de l’école et on vous file un cas comme le mien ? Ils sont devenus complètement fous dans ce pays ou quoi ? »

Il y avait au moins un point pour lequel l’homme face à elle avait raison : elle était parfaitement au courant de l’hospitalisation de son dernier médicomage, M. Vicomté. Ce dernier venait de perdre sa femme dans des circonstances tragiques, et il avait plongé dans une dépression nerveuse vraiment impressionnante. Emma savait qu’elle allait se retrouver avec un nouveau médecin, auquel il faudrait à nouveau expliquer toutes les particularités de son cas – et la liste était longue – mais jamais, ô grand jamais elle n’avait pensé que ce médecin serait carrément muté à Poudlard pour la suivre dans son environnement, ni même qu’elle aurait à faire avec un débutant. Ses parents étaient-ils au courant ? Elle imaginait déjà la tête de son père quand il apprendrait qu’on avait filé le dossier de sa fille à un novice : il serait hors de contrôle, bien capable de débarquer à Poudlard pour remonter les bretelles à cet infirmier, et même à Dumbledore s’il le fallait.

Seulement, en attendant, c’était elle qui sentait la moutarde lui monter au nez. Une solution ? Il se croyait capable de trouver une solution à son problème, d’inventer lui-même un remède contre l’épilepsie adaptée à son cas, alors que le principal élément actif de la potion d’origine était l’ellébore et qu’elle y était allergique ? Mais bien sûr… Et après ils iraient danser dans le pays des confiseries, avec le magicien d’Oz et les bisounours… Ridicule. Emma partit dans un fou rire incontrôlable, les larmes perlaient à ses yeux, et de loin, elle aperçut Mme Pomfresh qui les observait tous les deux, visiblement étonnée. Après quelques minutes de ce manège, la jeune fille parvint finalement à se calmer, et continua de fixer l’infirmier d’un œil noir. Jusqu’à ce que celui-ci lui demande poliment d’arrêter. Bon, c’est vrai que ce n’était pas sa faute, pauvre homme. Mais ça ne changeait rien au fait qu’elle trouvait la situation pathétique.


« Vous voulez que je parle, très bien. A une condition. »

La Serdaigle décolla une mèche de cheveux trempés de sa joue et la ramena en arrière. Elle venait d’avoir une idée pour être tranquille dans les jours à venir, une idée qui fonctionnerait seulement s’il acceptait de jouer le jeu. Comme elle savait pertinemment que dès qu’ils apprendraient qu’elle était à l’infirmerie, Morten et Joshua voudraient venir la voir, et vu qu’elle souhaitait être seule, elle ne voyait pas vraiment d’autres solutions. Et puis il y avait William. Le front d’Emma se barra, et son regard perdit toute la lueur moqueuse qui s’y était logée jusque là. Les derniers évènements de la journée remontèrent à la surface. Il retrouverait sa veste très vite, certainement, et elle n’était pas sans ignorer quelles en seraient les conséquences. Il lui reprocherait sûrement d’être sortie sans le vêtement, ou autre chose peut-être…

« Je vous parlerai si vous me gardez à l’infirmerie jusqu’à samedi. Deux jours, c’est tout ce que je demande. Vous dites que je suis contagieuse, histoire que personne ne vienne, et je vous dirai ce que vous avez envie de savoir. Et ça vaut aussi pour ma famille. Je voudrais être un peu tranquille, et je crois qu’il n’y a que vous pour m’aider sur ce coup-là. Qu’est-ce que vous en dites ? »

[HJ : désolée, pas très inspirée, je ferai mieux après ^^]
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Jeu 11 Mar - 19:18

*Da-ccord...*

Boon... visiblement la jeune demoiselle était coriace. Bien plus difficile qu'Arthur aurait pu l'imaginer au premier abord. D'un autre côté, sa réaction était tout à fait plausible et justifiable. Pas vraiment étonnante même: des dizaines de médicomages s'étaient longuement échinés sur son cas sans trouver la moindre parcelle de solution, la moindre goutte d'un remède susceptible de l'aider. Et à vrai dire, tout le monde dans le milieu de la médecine était persuadé qu'il n'y en avait pas, d'après ce qu'il avait pu comprendre.

*Jolie punition... c'est le moins qu'on puisse dire.*

Lui confier une patiente dont la maladie restait un total mystère, et qui en plus de cela se montrait plutôt hermétique: quel bon-heur ! Joli Sarcasme avec une bonne grosse majuscule comme on les aime, bien évidemment.
En écoutant la "requête" de mademoiselle Nielsen, l'homme retint de justesse un sourire amusé. Cela n'aurait fait qu'empirer la situation, déjà trop peu brillante à son goût. Mais tout de même... du chantage ! Quelle merveilleuse preuve d'imagination ! *hum*. Et maintenant, que faire ? Hein, Arthur ? Comment es-tu censé réagir face à une malade récalcitrante, en sachant que tu ne te trouves plus dans le doux cocon de Ste Mangouste, et qu'il va te falloir user de diplomatie ? D'un autre côté, notre homme n'appréciait pas franchement que l'on se moque de lui. Sans compter qu'il n'avait plus aucun doute quant au jugement de la jeune serdaigle: elle le prenait pour un pauvre imbécile de jeune infirmer sans expérience, sorti tout juste de l'œuf... il allait vraiment falloir qu'il lui ôte cette idée de la tête. D'un autre côté: comment faire, hmm ? S'il y allait trop brusquement, il n'arriverait probablement plus à s'approcher d'elle. Et s'il ne faisait rien, et bien, elle allait le bouffer. Tout simplement... à première vue tout du moins.

Après ces très courtes secondes de réflexion (puisque de toute façon son cerveau n'en nécessitait pas d'avantage pour analyser la situation présente), Arthur haussa un sourcil interrogateur, avant d'opter pour un petit soupire, mettant bien en avant sa déception et sa légère exaspération. Il eut ensuite un de ces sourires, qui signifient quand on sait en déchiffrer le sens "c'est ça, prend moi pour un troll des montagnes."


"Je ne sais pas trop ce que tu cherches à éviter mais, oui, j'ai le "pouvoir" de faire ça. Cependant, si je le fais maintenant, qu'est-ce qui se passera ensuite ? Pendant les deux jours à venir j'arriverai probablement à te soutirer des choses que je sais déjà, étant donné qu'on a sans complexe apparent mis ton dossier sous mon sapin de noël. Et de toi à moi je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas rentrer directement chez moi pour le renvoyer avant que la garantie n'ait expiré."

Son ton était parfaitement calme et maîtrisé, alors que ses yeux gris ne quittaient pas d'un poil ceux d'Emma. Ce qu'il ne lui dit pas, c'était justement qu'il n'y avait aucune "garantie" sur son dossier, et qu'il était de toute façon condamné à le traiter...
Apercevant un mouvement du coin de l'œil, les lèvres de l'infirmier se tordirent en un rictus amusé. Il s'interrompit un instant, avant de lancer d'une voix un peu plus forte:


"Excusez moi Madame Pomfresh, mais si vous pouviez arrêter d'épier notre conversation, je vous en serai vraiment gré."

Une fois que cette dernière ce fut éloignée à pas feutrés, Arthur reprit à l'attention d'Emma, le sourire toujours aux lèvres:

"Ne crois pas que je sois imbu de ma personne, c'était juste pour qu'elle évite de nous interrompre, pensant que nous allions nous étrangler mutuellement... Cela dit je crois que ça nous aurait un peu tous arrangés." Puis après une demi-seconde de réflexion: "Quoique je ne sois pas sûr que tes parents apprécient beaucoup, alors qu'ils ont donné leur accord sans rechigner pour que je m'occupe de toi, à ce qu'on m'a dit."

Pure vérité, malheureusement. Enfin c'est ce que Mr Eden avait spécifié dans le dossier de la jeune fille. Après, peut-être qu'il n'avait fait ça que pour créer plus de problèmes à Arthur, ce qui était tout à fait possible... enfin non. En y réfléchissant bien: Mr Eden était peut-être une personne exécrable sur le plan humain, mais médicalement parlant, il était réglo.

"Enfin bref, tout ça pour en venir à une seule question: si j'accède à ta demande, qu'est-ce que j'y gagnerai réellement ? Si vous voulez vraiment faire l'échange, il vous faut quelque chose d'un peu plus consistant qui puisse équilibrer les deux côtés, mademoiselle."

Arthur se redressa souplement, en s'étirant un peu, avant de faire demi-tour et de commencer à s'éloigner...

"Lorsque tu auras trouvé, fait-moi signe, j'ai tout mon temps à ce qu'il paraît... Faut dire qu'ils ne sont pas prêts de me rembaucher, à Ste Mangouste."
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Ven 12 Mar - 10:50

« Vous êtes bizarre. »

Malgré son sourire poli désormais, Emma était tout ce qu’il y a de plus sérieux dans cette affirmation. Elle attrapa sa baguette dans son sac et lança rapidement un sort autour d’eux avant que l’infirmier ne se soit trop éloigné. Une énorme bulle bleu ciel apparut, les enveloppant. C’était ce qu’on appelait plus communément un sortilège de confidence, car seules les personnes présentes à l’intérieur de la bulle pouvaient communiquer ensemble. Et malheureusement pour l’adulte, à moins que le lanceur n’annule son propre sortilège, il ne pourrait pas en sortir. C’était la particularité du sort la moins attrayante.

« Félicitations, vous avez passé tous les tests, il semblerait… »

S’il eut l’air surpris par cette révélation, il n’en montra rien.

« Je m’excuse pour le côté jeune fille en pleine crise d’adolescence, mais c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour contrôler les capacités de mes médecins. Oh, et désolée pour ça aussi, » fit-elle en désignant la bulle. « Vous lui avez peut-être demandé de s’éloigner, mais j’aime bien prendre mes propres mesures de précaution, et Madame Pomfresh peut se montrer franchement envahissante quand il s’agit de la santé de quelqu’un. Donc, maintenant que nous jouons enfin dans la cour des grands, auriez-vous l’obligeance de revenir vous asseoir, Monsieur Enhellwater ? »

Elle n’avait plus rien à voir avec le rôle qu’elle avait joué quelques minutes auparavant. Comme son cas médical était loin d’être banal, ses parents ainsi qu’elle-même tenaient à ce que le médecin qui la prendrait en charge ait la tête bien accrochée à ses épaules. S’il avait craqué et cédé à ce qui semblait être un caprice dès le départ, peu importe qui l’avait pistonné et envoyé à Poudlard, il n’aurait pas fait long feu. Et puisqu’il avait été viré manu militari de Sainte Mangouste, à moins de changer de pays et d’avoir une très bonne lettre de recommandation, il n’aurait probablement pas retrouvé de travail. Elle lui désigna le lit à côté du sien d’un mouvement de la main, puis posa sa baguette à côté d’elle et croisa ses jambes en tailleur. Elle ignorait quelle heure il était, probablement que les autres étudiants étaient dans la Grande Salle en train de prendre leur dîner… Cette pensée ne la rassura pas. Elles avaient beau ne pas être nombreuses, quelques personnes remarqueraient son absence.

« Pour en revenir à ce que vous considérez certainement comme du chantage… Je vous demande une réelle faveur en fait. Comme je suis sûre que vous êtes observateur, vous avez remarqué que j’étais trempée. J’étais dans le parc avant d’arriver ici, et en sortant dans cette tenue, je me suis attirée les foudres de quelques personnes. J’aimerais autant éviter que leur colère ne me retombe dessus aujourd’hui, pour une autre raison. »

Maintenant, elle devait lui expliquer le plus gros problème qu’elle avait en ce moment. Heureusement qu’il était assis, parce que sinon, il aurait risqué de finir par terre.

« Comme vous avez lu mon dossier, vous savez que je souffre d’épilepsie et que je ne peux pas prendre la potion anti-convulsion. Vous savez aussi que depuis deux ans, quand je perds conscience, ma magie prend le contrôle et détruit tout autour de moi. Figurez-vous qu’il y a du neuf. Aujourd’hui, ça m’est arrivé pour la seconde fois. Apparemment, ma magie peut prendre le contrôle de mon corps même quand je suis consciente maintenant. Je vous répète la description que m’en a faite un ami : mes yeux s’enflamment littéralement et je reste immobile comme une statue. La première fois, je ne sais pas pourquoi c’est arrivé. Mais pour aujourd’hui, j’étais dans un sale état, et ça m’a aussitôt calmée. Je ne sais pas précisément ce que c’est et pourquoi ça se produit, mais même si c’est censé m’aider, c’est effrayant. »

Emma n’avait pas l’impression d’être très claire. Mais ce phénomène était loin d’être simple à décrire, car elle ne se visualisait pas pendant qu’il se produisait.

« J’ai tenu deux heures la première fois, après le départ de ce truc, avant de m’effondrer sur un des lits de l’infirmerie. Je pense que ça va recommencer, et c’est pour ça que je préfèrerais ne voir personne. » Elle ajouta, comme pour elle-même : « J’espère que vous aimez les cas désespérés Monsieur, parce que celui ou celle qui vous a forcé à venir ici vous a offert une sacrée punition… »
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Ven 12 Mar - 15:35

Tant qu'il avait le dos tourné, Arthur se permit une petite grimace en entendant les premières paroles de la jeune serdaigle. Bizarre ? Jusqu'à présent seul ses petites amies sur le point de rompre avaient utilisé ce mot là et... et bien, il savait qu'en général ça n'augurait rien de bon. C'était d'ailleurs étrange de voir que toute "bizarrerie" dans sont travail était très largement respectée, alors que dès qu'il en sortait ça lui posait des problèmes incommensurables. Enfin, bref, toujours est-il que l'infirmier s'immobilisa sur sa lancée, attentif à la suite des évènements. Un frémissement dans l'air devant lui, quelques volutes bleues qui ondulaient dans l'air. Bien, bien. Sortilège de confidence.
Arthur se retourna calmement. Le "test" hein ? Plutôt imaginative pour une adolescente, il fallait bien l'avouer. Ou bien était-ce parce qu'elle s'était retrouvée au pied du mur ? Instinctivement, l'homme préféra prendre en compte la première solution. Autant pour la justesse qu'aurait eu un tel comportement, que par respect pour la jeune demoiselle. Il nota tout de même la seconde dans un coin de son impressionnante mémoire, dès fois que d'autres éléments tardifs viennent appuyer cette hypothèse. Sait-on jamais.
Le dossier. De la paperasse sur laquelle s'étalait des mots, écrits en tout petit, plutôt mal en général, et qui étaient censés retracer l'état d'un patient. En ce moment même, Arthur haïssait les dossiers. Les dossier ne vous préviennent pas sur l'état psychologique des malades. Et ça, il en aurait eu bien besoin pour gérer la situation. Paradoxalement, il était certain que si ce genre de choses avaient été consignées dans des dossiers, il n'y aurait pas cru.
Avec un hochement de tête approbateur, en ce qui concernait l'utilisation de la bulle tout du moins, Arthur s'approcha du lit que la jeune fille lui désignait et s'y installa... avec classe, pourrait-on dire. Son visage était un masque pour ce qui était de ses émotions intérieures, mais il affichait clairement cependant une certaine patience. Et son intérêt. Car il savait que maintenant qu'ils avaient tout deux terminé les présentations, les "choses sérieuses" allaient être mises sur le tapis.
Il écoutait sagement tout ce que la jeune fille lui racontait, sans l'interrompre une seule fois, n'affirmant ou n'infirmant ses propos que par des hochements de tête.
Il comprenait déjà bien mieux cette envie irrépressible de se retrouver enfermée à l'infirmerie. Et avec ce que la jeune serdaigle lui révéla ensuite, Arthur put prendre la pleine mesure du bon sens de sa demande. A mesure qu'elle parlait, son esprit actionnaient les rouages bien huilés de sa réflexion. Un élément nouveau. C'était tout ce qu'il cherchait à savoir... enfin disons plutôt une bonne partie.
Déjà il formulait des hypothèses, cataloguant les symptômes, tentant de les relier les uns aux autres, essayant de déterminer les facteurs déclencheurs...
La toute dernière remarque d'Emma lui arracha un demi-sourire un peu triste. Elle avait fini.
Boon ! La première chose que fit Arthur fut de s'accorder quelques courtes secondes pour réfléchir. Comment lui présenter ses idées ? Sachant qu'elle y avait sûrement elle-même déjà pensé. Cependant, les mettre au clair ne ferait probablement de mal à personne...


"Je comprends mieux. Et je te remercie de ne pas m'avoir jeté comme une vieille chaussette. Tu l'as plutôt bien déduit, ou peut-être que tu le savais déjà de toute manière, mais je n'ai pas d'autre choix que de m'occuper de ton cas... si je veux pouvoir exercer à nouveau un jour. Enfin, on est pas là pour parler de moi, il me semble..."

Se sentant tout à coup un peu gêné, il se permit un léger raclement de gorge avant de continuer:

"Désolé si ma manière de présenter les choses semble un peu étrange, mais je n'ai pas l'habitude de discuter des symptômes avec mes patients. D'habitude c'est plutôt "je vous donne le traitement, on voit ce que ça donne, et bonjour chez vous si tout est ok !". Enfin bref... J'ai quelques idées... mais je ne voudrais surtout pas que tu les prennes pour argent comptant. Si elles te dérangent n'hésites pas à me contredire, ou à faire des remarques. Je ne suis pas dans ta tête, et étant donné que tu es la première concernée, ton avis m'intéresse beaucoup." Il guetta un court instant son approbation, avant de reprendre:"Si ça te paraît un peu énorme aussi, sache que certaines expériences prouvent que c'est possible... et ce ne sont que des hypothèse, d'accord ? Il se peut très bien que d'autres "éléments nouveaux" viennent dérouter ce à quoi on arrivera."

Il prit une profonde inspiration, et se jeta à l'eau... de toute façon, il n'avancerait jamais s'il ne le faisait pas.

"Je pense... que ta magie essaye de, disons, "sauver" ton corps. De le protéger. Dans un cas d'épilepsie normal, une intervention extérieure est nécessaire au malade pour l'empêcher d'avaler sa langue. Arrête moi si je me trompe, mais il est probable que dans ton cas, ça n'ait jamais été le cas, non ? Bon, jusque là ça paraît plutôt plausible si on y réfléchit bien. Je te préviens, la suite est un peu moins scientifique... et ne me saute pas à la gorge ! Une fois de plus ce n'est qu'une hypothèse."

Un mince sourire étira ses lèvres, mais il reprit bien vite son sérieux. Quand il parlait médecine, Arthur se laissait rarement débordé par ses émotions.

"Vu ce que tu m'as "avoué', tu n'aimes pas particulièrement que l'on s'occupe de toi. Que l'on tente de t'aider, ou que l'on t'assiste quand tu es en état de "crise". Il est possible que ta magie le sache. Si on suppose que tu la guides grâce à ton inconscient, et donc qu'elle ait en quelque sorte une "volonté propre" indépendante de la tienne, alors on peut penser que ta magie t'appuie dans ton désir de te détacher des autres..."

Il ne la quittait pas du regard, guettant un signe quelconque de réaction, alors qu'il éprouvait le besoin de justifier cette théorie démentielle.

"Lorsque tu es en crise, tu m'as bien dit que ta magie détruisait tout sur ton passage non ? ... Et si c'était justement pour éviter que quiconque te vienne en aide ? Et si c'était pour éviter une intervention extérieure que toi-même ne souhaites pas ?"

Il s'arrêta là pour l'instant. Il avait bien des idées de choses à tenter pour remédier au moins à ce souci là, mais il attendait d'abord de voir ce qu'en pensait Emma. Pour l'instant, il ne s'attaquait pas spécialement au problème de l'épilepsie en lui-même, et il espérait qu'elle en avait conscience. Petit pas, par petit pas. Tout d'abord, il fallait trouver une solution à cette magie indisciplinée. Il resta donc silencieux, attendant de voir comment la jeune fille assimilait les choses.
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Ven 12 Mar - 16:35

Emma sourit quand il la remercia, chose assez étrange, de ne pas le renvoyer. Déjà, ce n’était pas en son pouvoir de le faire, même si elle l’avait souhaité. Ensuite parce qu’elle considérait qu’il était déjà suffisamment malchanceux d’avoir à la traiter alors que son dossier était un véritable casse-tête. Et si la jeune femme était aussi bien renseignée sur le compte de l’infirmier, cela s’expliquait très simplement. Sa mère avait beau être la rédactrice en chef d’un magazine sorcier féminin, elle n’en restait pas moins une journaliste à la base. Aussi, quand sa famille avait appris le départ de l’ancien médicomage et le remplacement de ce dernier par un jeune infirmier, la décision avait été rapidement prise d’enquêter sur lui. Et pour cela, Bridget Nielsen n’avait pas perdu la main. Cela faisait deux jours que le résumé de son enquête traînait dans le sac d’Emma, qui l’avait lu dès réception. Il avait passé le cap de sa mère et de son père, et maintenant il venait de réussir à ce que les autres enfants Nielsen appelaient le “test d’Emma”. Mais bon, ce n’était peut-être pas la peine de mentionner qu’elle en savait certainement plus sur lui que lui en savait sur elle. Pas pour le moment, ils avaient d’autres chats à fouetter. Elle l’écouta ensuite attentivement pendant qu’il débitait sa théorie. Au départ, tout ceci lui sembla complètement ridicule, mais plus elle y réfléchissait elle-même, plus cela lui semblait plausible. Ne montrant aucun signe qui trahirait ses réflexions, elle le fixait de ses prunelles noisette, attendant de voir la fin de ce monologue.

« Je ne jette pas les vieilles chaussettes, je les raccommode… Enfin, façon de parler. » commença-t-elle quand il eut fini, avec un ton légèrement moqueur. Puis, reprenant le ton sérieux dont elle avait usé quelques minutes auparavant : « Votre théorie est à la fois plausible et inconcevable de mon point de vue. Inconcevable parce que ça demanderait une grande puissance magique, chose que je sais très bien ne pas posséder. Je suis une sorcière plutôt intelligente pour mon âge, mais puissante, non. Et c’est vrai que je refuse que quelqu’un me voit quand je convulse. »

D’un clignement des yeux, elle chassa les souvenirs qui remontaient à la surface alors qu’elle s’apprêtait à continuer sur son explication.

« La première fois que c’est arrivé – et ça doit être reporté dans le dossier – j’avais six ans. Et mes frères et ma sœur étaient présents. Est-ce que vous avez déjà vu une personne épileptique en pleine crise ? C’est terrifiant, alors imaginez que ce soit le corps d’un enfant qui convulse… Ma sœur en fait encore des cauchemars parfois, elle avait quatre ans à l’époque. Moi, je ne pourrai jamais me pardonner ce qui s’est passé, même si ce n’est pas de ma faute. »

Emma parlait d’une voix presque éteinte à présent. Elle détestait ce passage de son histoire, mais le pire était encore à venir. Elle espérait sincèrement que ce médecin-là tiendrait le coup, parce qu’expliquer à chaque fois encore et encore les mêmes souvenirs devenait insupportable.

« Sans compter les préjugés envers la maladie. On est au XXème siècle, et parfois, on se croirait revenu au Moyen Âge. Durmstrang en est un bel exemple… Alors non, aussi permissif que soit Dumbledore, et malgré la mesure qu’il a prise en me confiant à Fumseck, je ne veux pas que mon état soit révélé au grand jour. »

Pourtant, c’était une théorie vraiment attirante. Cela voudrait dire aussi que dès que tout avait commencé, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, sa magie s’était manifestée pour la protéger d’elle-même et de sa maladie, puisque jamais sa famille n’avait eu à venir l’aider, comme pour cette histoire de langue dont il avait parlée. Cependant, un dernier élément clochait. Quelque chose pour lequel Arthur Enhellwater ne s’était pas prononcé, mais Emma était sûre, à cause de ça, que si sa magie cherchait à la protéger, alors elle avait quand même quelques ratées parfois.

« Quand ça a commencé à sortir de moi, par vagues… La première fois, j’étais seule, et ça a pulvérisé mon violon. Or, cet instrument, j’y tiens énormément. C’est le directeur qui a pu le reconstituer, car ce n’était plus que des miettes alors… »

Enfin, toute cette réflexion autour de sa magie ne l’avançait pas davantage. Ils n’attaquaient même pas le problème en soi, à savoir l’épilepsie. Cette simple pensée lui fit réaliser qu’elle ferait mieux de le prévenir pour ses tentatives de confection de potions avant qu’il ne l’apprenne par lui-même en la voyant étendue sur un lit de l’infirmerie suite à une autre explosion comme celles qui s’étaient produites aujourd’hui avec William. Et puis, même si elle pensait qu’il l’avait déjà fait, est-ce que Dumbledore l’avait informé du rôle de son phénix dans toute cette histoire ?

« Encore deux petits détails, même si je pense que vous n’êtes pas sans le savoir pour l’un d’eux. Déjà, si j’ai une crise, je serai forcément amenée à l’infirmerie, par Fumseck. Il peut comme qui dirait me téléporter, et ne vous inquiétez pas, il prend les dégâts en charge. Vachement plus pratique qu’un hibou… Ensuite, et évitez de faire une syncope, mes parents s’en chargent déjà suffisamment, je fais des expériences avec les potions. Et parfois, ça tourne mal et ça explose. Autant que vous le sachiez, mais c’est très rare que je me retrouve à l’infirmerie pour ça. Par exemple, c’est arrivé cet après-midi, et je m’en sors avec une petite brûlure de rien du tout, donc bon… »

Pour appuyer ses dires, elle lui montra son avant bras. La peau avait rougi assez bizarrement, mais la douleur était complètement partie.

« Et j’ai une dernière question : quel rôle vous jouez ? Je dois vous considérer comme un médecin, ou aussi comme un psychologue ou autre chose ? J’aime bien savoir à quoi m’en tenir… »
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Ven 12 Mar - 17:37

Une fois de plus, écoute attentive. En définitive, ils parlaient chacun leur tour, c'était bien mieux comme ça. L'histoire des chaussettes... et bien Arthur ne savait pas trop comment le prendre. Devait-il comprendre par là qu'il n'était qu'un objet de récupération à ses yeux ?

*N'allons pas nous étendre sur ce sujet, ça ne la concerne pas en premier lieu.*

Enfin, ça c'était la théorie. Pour la pratique, Arthur avait la vague impression que la jeune serdaigle lui cachait certaines choses. Bon, elle n'avait pas réduit sa suggestion à l'état de cendres fumantes, c'était déjà ça. Et le point qu'elle soulevait avec cette histoire de puissance méritait d'être examiné. Même s'il avait déjà sa petite idée là-dessus.
Et il voyait mieux aussi pourquoi elle ne voulait pas spécialement qu'on s'occupe d'elle. L'histoire de l'instrument de musique aussi avait de quoi susciter son intérêt... encore un joli casse-tête en perspective ! Puis elle mit en avant le rôle de Fumseck, et enfin ses expériences personnelles en matière de potions. En entendant cela, Arthur fronça légèrement les sourcils, mais ne fit aucun commentaire. Il comprenait plutôt aisément que l'étudiante en soit venue à essayer de chercher elle-même un remède, et l'homme (non l'infirmier) trouvait cela plutôt courageux -et tout de même un petit peu insensé- de s'être lancé seule dans cette entreprise. Après, s'il s'agissait juste d'être inventive pour passer le temps, ça paraissait beaucoup moins louable. Arthur prit néanmoins bonne note de toutes ces précieuses informations, avant de répondre à sa dernière remarque avec le sérieux qu'elle invitait.


"A vrai dire, c'est un peu la question que tout mon entourage me pose. Certains trouvent que c'est totalement absurde, mais j'aime à penser que médecine et psychologie son liées. Certains de mes anciens confrères, si j'ose encore les appeler comme ça, se sont mis d'accord sur le fait que "si quelqu'un ne se sent pas bien, son morale en prend un coup". Et je pense que c'est aussi valable en sens inverse, c'est tout. C'est ce qui m'amène aussi à essayer de connaître mes patients avant de tirer des conclusions hâtives sur leur état. Tu peux en penser ce que tu veux ensuite, ça ne changera probablement pas ma manière de faire."

Cette pensée lui arracha une grimace, alors qu'un souvenir remontait lentement à sa mémoire... C'était aussi pour cette vision des choses qu'il avait agit comme il l'avait fait, avant d'être muté. Quelqu'un l'avait pourtant prévenu: "si tu fais ça, tu ne seras plus jamais reconnu en tant que médecin". Aujourd'hui encore, il ne s'était pas décidé. Ce qu'il avait fait... était-ce un bien ou un mal ?
"Bizarre". En y repensant certains devaient probablement le voir comme "Dr Jekyll et Mr Hyde". Il secoua légèrement la tête pour se remettre les idées en place. Depuis qu'il avait atterri à Poudlard, Arthur avait l'impression qu'il n'avait pas repris ses marques. Ses yeux gris se posèrent à nouveau sur Emma, alors qu'il ajoutait, avec un petit soupire:


"Tu te demandes certainement pourquoi on ne parle pas carrément de l'épilepsie, non ? ... En réalité, je pense que tu sais bien mieux que moi qu'on ne peut pas y trouver de remède d'un claquement de doigt. Alors s'y attaquer maintenant aurait vraiment l'air prétentieux. Et je ne tiens pas non plus à ne servir à rien, pour diverses raisons que tu n'as pas forcément besoin de connaître maintenant."

Il étouffait un peu dans l'air figé du sortilège de confidence. Avant de poursuivre, Arthur jeta un coup d'œil à Madame Pomfresh, qui tournait en rond depuis un bon quart d'heure, chagrinée qu'on l'ait ainsi coupée de la conversation. Il faudra qu'il y remédie rapidement: il faut dire que notre médecin ne tenait pas spécialement à être exclu de l'infirmerie !

"Si on en revenait à nos moutons hmm ? Je crois qu'il faudrait arriver à résoudre ce problème de magie. J'ai encore une théorie un peu foireuse... désolé pour le mot mais je ne me souviens plus de celui qu'on emploie normalement. Effectivement, il faut une certaine puissance pour arriver à ce résultat... mais la magie ne pourrait-elle pas tirer son pouvoir de ce qui t'entoure ? Vu que tu sembles y tenir, tu ne me laisseras pas facilement examiner ton violon. Mais je ne pense pas me tromper en disant qu'il n'y a plus rien à voir en particulier. Par contre, avant qu'il n'explose..." Face au regard d'Emma, l'infirmier sentit qu'un nouvel éclaircissement de sa pensée s'imposait: "Tu en joues souvent ? Probablement quand tu en éprouves le besoin... non ? Si c'est le cas, il est possible que l'instrument ait joué le rôle de catalyseur. Mettons qu'à chaque fois que tu en joues, tes sentiments se calment, que tu t'apaises. Où vont-il ? Ok, normalement, ils fondent, et on en parle plus. Mais dans ton cas, pourquoi la magie qui se serait imprégnée de tes sensations ne se serait-elle pas transférée à l'instrument à chaque fois que tu en aurais joué ?"

Étendant le fond de sa pensée à mesure qu'il parlait, Arthur jeta un coup d'œil par la fenêtre. Il faisait vraiment un temps affreux. Pas étonnant qu'Emma en soit revenue avec ce qui ressemblait fort à un rhume.

"Ce que je veux dire, c'est que si la magie a agit ainsi, que tu ais été de bonne ou de mauvaise humeur, ça expliquerait l'explosion de ton violon lorsqu'elle s'est déclenchée. Et pour les autres crises... Est-ce que tu te trouvais à proximité de quelqu'un que tu aimes beaucoup à chaque fois ? Il devait forcément y avoir quelque chose qui agisse de la même manière..."

Là, il ne pouvait pas dire grand chose sur ce sujet. Il ne connaissait pas assez Emma et ses proches, si elle en avait, pour pousser plus loin son hypothèse. D'un certain côté ça l'agaçait. Il tenta de s'acharner un instant sur le problème, avant de renoncer et de jouer franc jeu.

"Je ne peux pas allez plus loin, je n'en sais pas assez. D'autant plus que ce cher Dumbledore a choisi de me laisser me débrouiller tout seul. Je n'étais même pas au courent pour le phœnix. Oh, je savais qu'il te surveillait, j'en ai eu un bel aperçu avant de venir te voir, mais rien de plus. Sans compter que certains éléments de ton dossier ont mystérieusement disparus, à dire vrai. Enfin, je n'aurais peut-être pas du dire ça..."

Arthur se mordit la lèvre, contrarié. Autre chose qui ne lui arrivait que très rarement, et qui lui conférait tout de même un certain charme... Ceci dit, il ne voyait absolument pas qui aurait pu agir de la sorte... et ça l'inquiétait.
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Sam 13 Mar - 0:29

Emma était à nouveau silencieuse, et écoutait attentivement chaque parole prononcée par Arthur. Et à chaque question, elle prenait le temps de réfléchir soigneusement à ce qu’elle répondrait une fois qu’il aurait fini. Son violon. Sa main, celle qui ne tenait pas sa baguette, vint se porter à son cou. Une chaîne en argent s’y trouvait, avec un pendentif très étrange accroché dessus. La jeune femme décrocha le bijou de son cou et retira le pendentif. Elle murmura rapidement un sort d’agrandissement. C’était l’étui qui renfermait son instrument de musique. Elle sortit l’instrument avec toutes les précautions du monde et le tendit à l’infirmier afin qu’il puisse l’examiner. Seulement, pendant qu’il continuait ses explications, il mentionna des informations disparues dans son dossier médical. Cette nouvelle était pour le moins inattendue, si ce n’est très désagréable. La jeune fille baissa la tête. Un profond sentiment de découragement s’empara d’elle, ainsi qu’une certaine confusion. Qui pourrait bien vouloir que des éléments la concernant disparaissent ? Son mal de crâne allait en empirant, et une douleur lancinante s’amusait à jouer au ping pong dans sa tête.

Quand elle voulut relever la tête pour donner son avis à Monsieur Enhellwater, elle se rendit compte qu’elle était bloquée. Oh oh… Deux fois dans la même journée, et en moins d’une heure, ça n’avait rien de bon. C’était même pire. Avant, la magie s’était contentée de la statufier, désormais, elle bougeait comme bon lui semblait le corps de la Serdaigle sans l’intervention de cette dernière. Et, alors que la panique allait complètement l’envahir, quelque chose d’encore plus bizarre se produisit.

Reste calme, je te ne ferai rien qui pourrait te blesser.


Bien qu’elle ne se voie pas, Emma savait pertinemment à quoi elle devait ressembler : à l’exacte description qu’elle avait fournie un peu plus tôt au médecin. Le souci qui l’inquiétait le plus pour le moment, c’était non pas que sa magie semblait vouloir taper la discute avec elle mais plutôt que cette prise de pouvoir sur son corps allait visiblement durer un peu plus longtemps qu’à l’ordinaire. C’était drôlement bizarre de voir ses propres jambes bouger sans rien sentir elle-même. La chose la fit s’asseoir dans une position qu’elle aurait sûrement jugé plus agréable si elle avait pu ressentir l’engourdissement, puis elle lui fit relever la tête. De l’intérieur de sa tête, la jeune fille vit sa main se lever, et, du bout de ses doigts, tandis qu’elle effleurait les parois de la bulle de confidence, des étincelles surgirent, très colorées.

Le sortilège s’évanouit dans les airs comme une bulle de savon. C’était donc la chose – car Emma ne voyait vraiment pas comment l’appeler autrement – qui l’avait fait disparaître. Etait-ce parce qu’il s’agissait de magie pure qu’elle n’avait pas besoin de sa baguette pour lancer des sorts ? Elle s’était toujours demandé pourquoi, alors que les jeunes enfants sorciers manifestaient visiblement leurs pouvoirs sans baguette, on obligeait tout le monde à se servir de cet instrument à partir du moment où on rentrait à l’école de sorcellerie. Sa réponse, peut-être que sa magie pourrait la lui donner. La baguette, en fait, devait être une sorte de catalyseur au fond.

Comme si cette perspective de discussion la réjouissait, la chose sembla s’éteindre en silence, et la Serdaigle retrouva l’usage du geste et de la parole. Seulement, cette nouvelle intervention l’avait énormément fatiguée, et avait terminé d’anéantir ses dernières résistances à son mal de crâne. La lumière trop blanche de l’infirmerie l’éblouissait, et chaque bruit, même le plus minime, lui causait une nouvelle douleur. Elle ferma les yeux et s’allongea sur le lit.


« Ca, c’est vraiment atroce. » Elle plaqua ses mains sur son visage, comme pour cacher encore plus la lumière. « Peut-être que nous pourrions reprendre demain, si ça ne vous dérange pas. Entre ça, l’explosion et William, je commence vraiment à saturer. Je crois que j’ai besoin de dormir… »
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MessageSujet: Re: Des plans qui tombent à l'eau [Arthur]   Mer 17 Mar - 0:03

Arthur avait pressenti la crise un peu avant qu'elle n'arrive. Il ne savait pas exactement pourquoi mais, instinctivement, il s'était mis sur ses gardes... C'était quelque chose qui lui arrivait de temps à autre, et que ses anciens collègues et instituteurs n'avaient jamais réussi à expliquer. Toujours est-il que cette fois encore, il ne s’y trompa pas... oh non.
Et il ne perdit pas non plus son temps à écarquiller les yeux ou à garder béatement la bouche ouverte. Se remettant debout avec le calme qu'exigeait la situation, l'infirmier tint ses mains à porté de baguette...


"Emma ? Emma... ?"

Elle n'entendait pas. Ou du moins, ne semblait pas être en mesure d'entendre... Il s'approcha néanmoins avec précaution de son lit, parlant à voix basse pour ne pas la brusquer au cas où elle reprendrait conscience. Car, après tout, ce fut l'impression qu'il eut en l'observant lever la main pour toucher la bulle de magie, à la manière d'une somnambule qui ne dirigerait pas son corps. Et s’il ne voyait pas ses yeux de là où il se tenait, Arthur pouvait en revanche distinguer les flammèches de magie pure qui en émanaient. Exactement comme elle le lui avait décrit. A ceci près que, apparemment, la dernière fois que cela c’était produit elle n'avait pas bougé. Le médecin consigna se fait dans un coin de sa tête: il aurait tout le temps de l'examiner plus tard.

Il y eut soudain un frémissement dans l'air, et le sortilège de confidence s'évanouit, comme s'il n'avait toujours été qu'un simple voile de brume... Arthur entendit un bruit de pas précipités derrière lui, et il tendit le bras vers l'origine du son en un geste inquisiteur, sans quitter la jeune fille des yeux.


"Madame Pomfresh, ne vous approchez pas je vous prie. On ne sait pas comment ça peut tourner."

L'infirmière commença à protester, mais étouffa bien vite ses vaines paroles face au regard qu’il lui lança. Un simple coup d'œil très appuyé qui voulait pourtant tout dire... enfin c’est ce que cela aurait pu être, s’il n’y avait pas eu ce petit quelque chose en trop qui y brillait. Elle en vint même à reculer de quelques mètres, légèrement effrayée. Nul doute que Dumbledore en aurait des échos, mais à l'heure actuelle des choses, seule la jeune serdaigle importait...
Par ailleurs, lorsque l’homme reporta ses prunelles grises sur elle –elles ne l'avaient quittée que très peu de temps- la situation semblait être entrain de se résorber. Mais avant que cela ne se produise, une simple fraction de seconde, alors que son regard retournait se poser sur elle, Arthur aurait juré avoir aperçu la magie du sortilège défait se fondre en elle. Et quand ce genre de schémas se produisaient devant lui, le médicomage qu’il était les prenaient rarement pour des illusions d'optiques.

C'était terminé.


Arthur se permit un petit soupire pour évacuer la tension accumulée, avant de s'approcher de la demoiselle qui s'était rallongée. Elles semblaient avoir du mal à s'exprimer, comme prise par une grande douleur. Et la lumière semblait la déranger, à voir sa façon d'agir.
La baguette de l'homme sembla trouver d'elle même la paume de sa main, et d'un geste expert il obligea les rideaux à se fermer, et éteignit la lumière au dessus d'elle. Mme Pomfresh se tenait en retrait, n'osant plus trop s'approcher, comme si elle craignait que quelque chose d'autre se produise... venant d'Emma ?... Ou bien venant de lui ?

Il vérifia rapidement la température de la jeune fille. Trente-huit. Rien d'extraordinaire après ce qu'elle avait subit. Cependant, il lui sembla qu’en toute logique, une bonne dose de sommeil de lui ferait pas de mal... Un petit sourire amusé s'étala sur ses lèvres.


"Hé bien mademoiselle, il me semble que vous avez gagné votre petit séjour à l'infirmerie."

Les mots avaient été chuchotés, et sans autre bruit Arthur s'éloigna de la jeune fille. Une fois qu'il eut jugé être à bonne distance de ses oreilles, Arthur présenta ses excuses à Mme Pomfresh. Il la pria aussi de bien vouloir l'avertir lorsque Emma irait mieux. Il n'avait pas l'intention de lui sauter dessus dès son réveil... autant voir dans un premier temps si elle allait venir d'elle-même. Dans l’immédiat, il avait quelque chose à régler... et il lui faudrait aussi réfléchir aux évènement à tête reposée.

[RP clos]
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