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 Letting go [William]

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MessageSujet: Letting go [William]   Jeu 14 Jan - 23:34

La neige tourbillonnante continuait de se déverser sur Poudlard et ses environs, se déposant ainsi délicatement sur tout ce qui pouvait s’exposer à sa chute. Une épaisse couche blanche recouvrait désormais l’entièreté du parc tandis qu’une fine couverture de gel s’était étalée sur le lac. Le vent soufflait plus ou moins fort, emportant sur sa lancée les ultimes feuilles mortes que l’automne lui avait laissées. Face à ce cadre féerique, il faisait bon d’être au château.

Ken se tenait debout derrière l’imposante galerie de verre qui longeait l'un des couloirs. Il observait, en silence, ce spectacle hivernal.
La plupart des élèves étant rentrés chez eux pour fêter Noël en famille, l’ambiance qui régnait au château était, par conséquent, beaucoup plus paisible. Un cadre idéal, en perspective, pour quiconque voulait se vider l’esprit et profiter de cette sérénité pour mieux appréhender la rentrée.

Le temps avait filé devant ses yeux sans qu’il ait pu s’en rendre compte. En sept ans, qu’était-il devenu ? Qu’avait-il laissé derrière lui ? A qui pouvait-il se confier ? Autant de questions qui ne trouvèrent aucune réponse. A la plus grande frustration, encore une fois, du jeune Poufsouffle. A quoi cela avait-il servi, alors?
Il ne savait pas non plus vers quoi il se dirigeait. Il n’était qu’une masse de chair, d’os, de sang qui flottait dans un monde prêt à vous exploser le cœur à n’importe quelle seconde, comme ça, sans raison, simplement parce que le bonheur est un habile joueur de cache-cache.
Le garçon autrefois si ambitieux, qui rêvait de faire carrière au sein du Ministère et vivre le restant de ses jours en Italie. L’amoureux qui se perdait dans le beau paysage que lui offraient les yeux de Melanie, l’être pour qui il avait un jour osé infliger un Endoloris à un Serpentard qui l’avait traitée de vieille garce, et ce tout en sachant qu'il risquait l'exclusion immédiate et définitive mais il n'en avait que faire. Certains affirment que l'amour rend aveugle. Elle était si parfaite. Trop parfaite pour lui, même. Leur rupture remonte à l’année dernière et elle n’avait pas été sans conséquence pour le Noir et Or. Mais il avait réussi, tant bien que mal, à tourner la page. Néanmoins, il se tenait, aujourd'hui, face à une feuille blanche, sur laquelle il ne savait fichtrement pas quoi écrire et qu’il avait peur de gâcher, encore une fois, par la simple volonté de la remplir. Mais qu'était-il arrivé à ce jeune garçon?

Ramenant sa robe de sorcier vers lui, il se décolla du mur et s’apprêtait à rejoindre la Bibliothèque. Il monta les marches une à une jusqu’à se retrouver face à une porte en bois, légèrement usée, qu’il poussa avant de se laisser envahir par une odeur de papier, d’encre et de parchemin. Quand il ne jouait pas au Quidditch, c’était ici qu’il aimait venir se ressourcer. Il parcouru les rayons à la recherche du livre qu’il avait commencé à lire la veille, faute de trouver une autre occupation. Il le repéra deux rangées plus loin, s’en empara et s’installa à une table vide, dans le coin inférieur droit de la pièce, d’où il parvenait encore à observer le parc enneigé qui continuait inlassablement de se blanchir.
Il aurait aimé que quelque chose se produise, là, maintenant. Quelque chose qui le raccrocherait un peu plus à ce monde où il se sentait incompris, transparent et à deux doigts de tout foutre en l'air. Un monde où il poussait des cris de mécontement que personne ne semblait entendre, sans doute était-ce parce qu'il s'était déjà noyé et que si il ne cessait de se borner à vouloir que l'univers tout entier le sache et prenne enfin soin de lui, il allait devoir trouver un moyen, seul, de remonter à la surface.
Il tourna vigoureusement la page 45 du compte de << King Harry and the Brave Followers of the Magical Table >>, sorte de récit similaire à celui que les Moldus connaissent sous le nom de "Le Roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde", sans rien laisser paraitre de sa rage intérieur, rien qui puisse déformer les traits harmonieux de son visage. Il se plonga dans sa lecture, et replongea, par la même occasion, dans son propre gouffre, respirant ce silence environnant qui le consumait peu à peu.


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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Dim 24 Jan - 17:39

Le silence environnant ne devait pas durer très longtemps.

William se trouvait dans une situation délicate : fidèle à lui-même et toujours aussi constant dans ses résultats, il avait obtenu une énième fois la pire note possible à son dernier devoir d'histoire de la magie à la veille des vacances de Noël. Quoique le vrai problème ne se situait pas vraiment là, le professeur s'étant accoutumé à cette persistance dans l'échec scolaire de Will. Non, là où il y avait eu un souci, c'était quand la petite plaisanterie que Williiam et quelques uns de ses camarades Gryffondors préparaient à l'encontre de Poufsouffles pendant le cours avait été arrêtée en pleine action. La plaisanterie n'était pas méchante, il s'agissait seulement d'une petite revanche - les jaunes étant loin d'être les derniers quand il s'agissait de s'amuser. Sauf que le professeur n'avait pas vraiment apprécié que la blague se fasse durant son cours, sûrement vexé que personne n'écoute sa tirade sur la probabilité que l'intendant personnel de Jules César ait pu posséder une once de pouvoirs magiques. Son teint était devenu rougeâtre et tout le monde crut pendant un instant que sa tête allait exploser, à l'image d'un ballon trop gonflé. Il avait en fait passé le reste du cours à hurler et les Gryffondors s'étaient vus tous repartir avec une retenue. Et pour les plus mauvais, dont William faisait partie, et que le professeur considérait, à tort ou à raison, comme les éléments perturbateurs, il avait donné un devoir supplémentaire à faire pendant les vacances, précisant qu'il le corrigerait à la rentrée et que si la note n'était pas suffisamment bonne, il y aurait des privations et des sanctions.

Ca avait été asse explicite pour que William comprenne instantanément qu'il serait privé du prochain match de Quidditch si cette fois-ci il n'assurait pas. Problème : comment rédiger tout une dissertation sur les tenants et le aboutissants de la chasse aux sorcières du Moyen-Age, avec ses implications jusqu'à aujourd'hui, quand on n'avait strictement rien suivi au cours pendant plus de 6 années de scolarité ? Et que par dessus le marché, on détestait la matière et on se fichait comme d'une guigne de savoir pourquoi le Ministère de la Magie avait l'intention d'instaurer une journée nationale de la chasse aux sorcières ?

William était dans de beaux draps. Depuis le début des vacances scolaires ce fichu devoir lui trottait dans la tête, et surtout l'éventualité qu'il ne puisse pas participer au prochain match de Quidditch. C'était impossible. Il l'attendait avec trop d'impatience, depuis trop longtemps, pour ne pas pouvoir y jouer.
En plus de ça, il en avait besoin pour se défouler et extérioriser le trop plein de mal-être qui s'accumulait à l'approche de Noël. Il n'était pourtant pas fondamentalement méchant, mais voir tous ces visages heureux, souriants et empressés de passer de joyeuses fêtes en famille, il ne pouvait s'en empêcher, ça lui donnait la nausée. Non pas qu'il voulait voir tout le monde malheureux ; il aurait juste voulu que ça ne lui rappelle pas douloureusement qu'il avait des parents incapables. Ou plutôt, qu'il n'avait pas de parents.
Pour la cinquième fois de la journée, ses sourcils se froncèrent et son front se plissa dans une expression tendue, et le jeune Gryffondor essaya désespérément de mettre ces pensées de côté. Il fallait qu'il arrête d'y penser, c'était le seul moyen de ne pas tout envoyer valser autour de lui. Le seul moyen pour passer des journées pas trop mauvaises, les voir défiler sans trop souffrir, jusqu'à ce que tout ça passe et que la vie de Poudlard reprenne son cours normal.

En attendant, il devait se débarrasser de ce fichu devoir sans pour autant l'expédier. William avait pensé demander de l'aide à Emma, qui lui permettait déjà de s'améliorer en potions, mais il ne voulait pas abuser ; et puis il devait reconnaître aussi qu'il n'avait pas envie de lui montrer qu'en plus d'être mauvais en potions, il était une véritable bouse en histoire de la magie. Autant essayer de lui montrer le moins de défauts possible, elle en connaissait déjà suffisamment comme ça. Will avait pensé à Abigail aussi, mais impossible de la trouver depuis le début des vacances. Ce l'inquiétait un peu d'ailleurs, mais après tout elle avait sa vie aussi. Après s'être promis de tout de même tenter de la trouver à la Grande Salle pendant le repas, il décida de se prendre en main tout seul et se dirigea vers la bibliothèque, sacro-saint endroit où il ne mettait strictement jamais les pieds. Mme Pince le regarda avec suspicion lorsqu'il entra et il lui servit un petit sourire gêné avant de filer dans les rayons. Où pouvaient bien être les livres sur l'histoire de la magie ?

Quelques dizaines de minutes, des multiples rondes dans les rayonnages et plusieurs livres pris, reposés puis repris plus tard, William bougonnait tout seul à sa table tout en feuilletant un des ouvrages qu'il avait choisit, un peu aléatoirement il fallait le dire. Il n'avait guère eu la patience d'examiner tous les titres des livres sur l'histoire de la magie et en avait attrapé trois au hasard. Et là, devant les pages où s'étalaient des paragraphes et des paragraphes d'explications auxquelles il ne comprenait strictement rien, et surtout dont il se fichait éperdument, il se prit la tête entre les mains. Est-ce que ça n'irait pas plus vite de trouver un sortilège lui permettant de tricher ?
Soupirant bruyamment tout en évitant le regard appuyé de Mme Pince, William se dirigea vers une des fenêtres juste à côté, de laquelle il pouvait admirer le paysage et surtout le ciel, l'endroit où il se sentait le mieux au monde. Ca le ressourçait toujours de voir l'étendue bleue et immense, perpétuelle. Après quelques minutes d'observation pendant lesquelles il s'imaginait volant entre les nuages, William se retourna, les mains dans les poches, le dos appuyé contre la fenêtre. A la même table que lui, juste à côté de la fenêtre, un garçon était installé tranquillement, plongé dans un livre dont Will déchiffra le titre en penchant la tête sur le côté.


"Chouette bouquin et chouette histoire. J'aurais bien voulu être l'un de ces chevaliers qui parcouraient le monde en quête d'un idéal."

William avait parlé d'une voix basse autant pour le garçon qui portait l'écusson de Poufsouffle que pour lui-même. Certes, l'histoire et son étude ne l'intéressait pas du tout. Mais les récits, les romans, les légendes, tout ce qui pouvait faire s'évader son esprit alors que son corps était bloqué entre quatre murs, tout ça le passionnait presque autant que Daniel qui dévorait les livres à la vitesse de la lumière. Sûrement un héritage de sa mère professeur de littérature. Et de ce fait son ami fournissait Will en livres de toute sorte sans que celui-ci ait besoin de se rendre à la bibliothèque.

"Excuse-moi de t'interrompre brutalement, sans crier gare. Et surtout excuse-moi de te déranger en pleine lecture."

Après tout, William ne connaissait pas celui qu'il venait de tirer de son livre - même si son visage lui rappelait vaguement quelqu'un lorsqu'il était en toute première année - et bien que Poufsouffle, ça ne voulait pas dire qu'il serait forcément de bonne humeur et qu'il n'enverrait pas promener William. Mais le Gryffondor avait le contact assez facile et n'était jamais réticent à parler à quelqu'un qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Seulement ce n'était pas toujours le cas de ses interlocuteurs.
Il retourna en soupirant longuement à sa place, puis poussa un nouveau soupir déchirant en tentant de reprendre sa lecture. Il n'y avait pas de doute : les romans, il adorait ; les livres scientifiques, c'était un calvaire.

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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Mar 26 Jan - 22:31

L'histoire de ce Harry lui semblait parfaitement injuste. On l'avait forcé à se battre pour une cause qui n'était pas la sienne, pour un Etat qui n'était pas le sien. Si il refusait de se soumettre aux exigences de l'Ordre, sa liberté ne lui était point accordée. Au fond, celle-ci n'avait jamais existé car dès sa naissance on l'avait privé des siens, de sa terre et de son monde pour l'emmener quelque part où il n'avait pas sa place, sous prétexte qu'il était de son devoir de servir l'humanité. Une fois sa mission accomplie, et seulement alors, il serait autorisé à rejoindre sa terre, sa demeure et ses proches.

En somme, on vous ôtait quelque chose auquel vous aviez droit et que rien ni personne ne devrait être en mesure de vous enlever sous prétexte que le destin vous avait choisi pour accomplir telle ou telle mission et que seul l'achèvement de cette tâche vous autoriserait à regagner ce à quoi vous aviez du renoncé et qui, en réalité, vous appartenait depuis le début. Pour certains, c'est très moche la vie. Y'avait rien à dire.

Et la sienne ne s'en écartait pas tellement. Non pas qu'il eut la trempe d'un héro ou que l'humanité l'ait choisi pour accomplir telle ou telle mission mais simplement car lui aussi, ne savait plus vraiment qui il était, pour qui il continuait à "se battre" et si ce à quoi il devait renoncer pour l'instant n'était que quelque chose qu'il était, en fait, de son droit d'obtenir.
S'arrêtant de refléchir une dizaine de secondes, il soupira un bon coup, victime de son pessimisme profond et de la simple réalité qui s'exposait toute douloureuse à ses yeux d'un vert éclatant qu'il ferma l'espace d'un instant comme pour échapper à ce monde.
Lorsqu'il les réouvrit, il aperçu un garçon, grand, mince, plus ou moins de son âge, le regard perdu dans ce qui semblait être l'immensité d'un ciel qui continuait de déverser ses flocons sur Poudlard. Ken pouvait distinguer un vide profond se balader dans ses yeux, synonyme qu'il était perdu dans ses pensées ou alors qu'il n'avait aucune envie de se retrouver ici même. Bref, peu importe. Ken referma le bouquin qu'il venait de dévorer - il faut l'avouer, assez rapidement - et s'apprêtait à l'expédier d'un coup de baguette là où il l'avait trouvé lorsqu'il entendit son compère prononcer ces quelques mots.

"Chouette bouquin et chouette histoire. J'aurais bien voulu être l'un de ces chevaliers qui parcouraient le monde en quête d'un idéal."

Il tourna la tête, jeta un bref regard à son interlocuteur, et ne sachant trop quoi répondre, se résigna à s'arracher un petit sourire avant de détourner la tête à nouveau.

"Excuse-moi de t'interrompre brutalement, sans crier gare. Et surtout excuse-moi de te déranger en pleine lecture."

Sans lui accorder le moindre regard cette fois-ci, il sourit à nouveau, presque pour lui même et ajouta:

"Pas de souci."


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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Mer 3 Fév - 14:07

Plusieurs minutes s'écoulèrent, lentes, tortionnaires. A moins qu'il ne s'agisse de plusieurs heures ? William en avait en tout cas l'impression. En un quart d'heure, il avait écrit quatre débuts de phrase sur son brouillon de parchemin et les avait toutes barrées. Par quoi commencer ? Et en fait, qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir raconter sur cette feuille qui, ses ratures mises à part, restait invariablement vide ?

Il n'avait rien à faire du passé. Il vivait désespérément au présent, courant vers un futur qu'il espérait de toutes ses forces meilleur. Il voulait tout faire pour qu'il le soit, même si, à bien regarder ses performances scolaires, Will commençait à douter de plus en plus qu'il pourrait un jour devenir "quelqu'un". Il ne voulait pas forcément être célèbre, n'avait pas précisément la volonté d'être une star adulée ou quoique ce soit dans ce genre. Non, il aurait juste voulu être reconnu pour lui, pour une de ses qualités, un de ses talents, quelque chose qu'il saurait vraiment faire et qui lui plairait, même si c'était parmi une petite communauté. Vivre et s'épanouir dans une activité qu'il aimerait. Mais quoi ? Il ne se voyait pas du tout médecin, ni travaillant au Ministère de la magie, était loin d'avoir les capacités pour être Auror, n'avait ni l'envie ni la patience pour tenir une boutique de magie...

Sortant de ses pensées qui une fois de plus l'avaient détournées de son devoir, William observa encore son parchemin devant lui, puis s'étira longuement tout en se frottant les yeux. Attendre comme ça assit devant un bout de papier l'engourdissait. Encore une fois, la même question se posa à lui : que faire avec ce fichu devoir ? Will releva la tête et son regard tomba une nouvelle fois sur le jeune homme peu loquace toujours à sa table un peu plus loin. Oui le Gryffondor s'était dit qu'il allait essayer de se prendre en main et de faire sa dissertation seul. Mais il devait bien admettre qu'il n'y arriverait jamais sans un peu d'aide. Et malheureusement pour le Poufsouffle, il n'y avait personne d'autre que lui dans leur coin de la bibliothèque.

William se pencha en avant.


"Euh... Excuse-moi..." chuchota-t-il discrètement.

"Tu n'aurais pas, par hasard, des compétences en histoire de la magie ? Même de vagues notions ?"

Non, William n'avait jamais vraiment eu de scrupules à entamer une conversation de façon naturelle avec des inconnus. Et encore moins à leur demander de l'aide pour ses devoirs. Ça l'avait très souvent aidé.
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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Mer 10 Fév - 13:46

Ken observa le Gryffondor regagner sa place quelques tables plus loin. Ramenant son attention sur la couverture dorée du livre qu'il venait de lire, il sortit sa baguette magique et d'un geste habile, expédia soigneusement celui-ci vers les étagères d'en face, le laissant ainsi flotter légèrement dans les airs avant de se positionner entre deux ouvrages du même auteur. Il avait le regard vide, était au bout du rouleau et en avait marre de tout ce beau monde. Sans être d'humeur massacrante pour autant, il était plutôt direct ces derniers temps. Il n'était pas non plus d'humeur bavarde, ne savait trop quoi faire de ses journées, et la neige rendant toute pratique sportive impossible, il était "coincé" au sein du château depuis quelques jours. Sans pouvoir se défouler sur un cognard, privé d'une vue panoramique qu'il appréciait plus que tout lorsqu'il volait sur son DaVinci65. Alors bon, que pouvait-il bien faire?

Lire un autre bouquin?
*Mouais, non pas trop chaud.*
Prendre de l'avance au niveau des cours?
*Après tout, c'est les vacances donc pourquoi se casser la tête.*
Bien que les résultats qu'il avait obtenu ce premier semestre étaient loin d'être à la hauteur de ses capacités, il pouvait encore se satisfaire d'avoir une moyenne correcte.

Il ne savait pas trop ce qu'il avait mais se sentait fort affaibli. Psychologiquement, cela va de soi. Et cette fatigue se répercutait inlassablement sur son organisme, ce qui n'aidait pas. Il souhaitait ardemment se sentir renaître, respirer à nouveau l'air frais de la liberté et de l'insouciance. Il avait, malheureusement, un peu comme tout perdu. Ou du moins il en avait l'impression. Sans que personne n'ait daigné lui expliquer pourquoi il en était arrivé là. Un garçon brillant, beau et plein d'idées qui avait du mal à négocier les tournants d'une vie convenable mais un peu trop fade à son goût. Fêtard, moqueur et généreux. Fier et incompris. A quoi bon? Qui pour le remarquer, maintenant? Il réflechissait trop. Beaucoup trop.

Sa petite escapade dans le monde des sentiments refoulés prit fin lorsqu'une figure masculine, le menton carré, les yeux noisettes et le nez parfaitement droit lui demanda, après s'être excusé:

"Tu n'aurais pas, par hasard, des compétences en histoire de la magie ? Même de vagues notions ?"

Ken crut mal comprendre. Ce jeune garçon, qu'il connaissait à peine, venait lui demander si il n'avait pas de vagues notions en Histoire de la Magie?
*Vous le faites exprès ou quoi?*
Il aurait pu lui demander à quoi il pensait, pourquoi il n'affichait pas un sourire éclatant, pourquoi la poursuite du bonheur l'avait amené à se crasher droit contre un mur, si il ne voulait pas aller boire un verre à Pré-au-Lard, si il désirait une quelconque aide... Car après tout, lui aussi en avait besoin. C'est dingue, à croire qu'il le méritait. Mais rattrapé par sa générosité et soucieux d'honorer sa maison, il répondit de marbre et en toute modestie:

- Vaguement, oui.

Après tout, qu'est-ce qu'il pouvait bien en savoir de son état d'esprit, le bonhomme? Encore quelqu'un qui allait passer devant lui sans entendre les inombrables rugissements qui émanaient de sa poitrine, protestant contre un mal-être temporaire que le jeune Poufsouffle avait pris l'habitude de surestimer. Tout le monde pète un cable un jour ou l'autre. Il fallait simplement espérer que le Gryffi n'en prenne pas pour son grade. Il avait l'air d'être un chouette gars, après tout. Il ne savait vraiment pas ce qui l'avait amené à devenir comme ca et, en toute honnêteté, il commençait à en avoir assez. Mais bon, fallait accepter. Or Ken détestait s'avouer vaincu. Selon un homme sage, "la vie est un long combat qu'on ne finit jamais de mener", il venait d'en faire l'amère expérience.


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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Dim 21 Fév - 20:41

L’autre élève n’avait pas l’air bien causant. William qui s’apprêtait à enchaîner et lui demander comment il pourrait se dépêtrer de son casse-tête d’histoire de la magie s’arrêta pour l’observer un peu mieux. Il supposa que le Poufsouffle devait avoir un certain succès auprès des filles avec son visage carré et sa tignasse noire ébène. Mais ce visage avait étrangement l’air renfermé, et son regard d’un bleu perçant bizarrement voilé. Enfin William se faisait peut-être des idées. Cependant plus il l’examinait et plus son visage lui disait quelque chose… Et ce n’était pas qu’une réminiscence de sa première année à Poudlard, Will en devenait de plus en plus convaincu. Où l’avait-il donc déjà vu ?

Le Gryffondor se gratta la tête et passa sa main dans ses cheveux pour les empêcher de tomber devant ses yeux. Il faudrait qu’il demande à Abi de les lui couper, dès qu’il arriverait à recroiser sa sœur.
Il hésitait tout d’un coup à déranger encore plus son homologue Poufsouffle. D’habitude il se fichait un peu de savoir s’il dérangeait quelqu’un ou non ; pour le jeune homme, c’était tout noir ou tout blanc : soit on se laissait faire, soit on l’envoyait promener si on n’avait pas envie de lui adresser la parole, ou si on le trouvait inopportun. Du moins, c’était comme ça qu’il voyait les choses. Mais là… Cela tenait peut-être au regard de l’autre élève : William ne pensait pas avoir déjà vu un tel vert pour des yeux. Une couleur qui soudainement, lui rappela quelque chose…


« Hey ! Mais j’y suis ! Tu joues au Quidditch, non ? Il me semblait bien que je t’avais croisé autre part que sur les bancs de l’école. Je suis batteur chez les Gryffondors. »

Mais étrange que William ne se rappelle pas plus de lui que ça. Ca devait être qu’ils ne s’étaient jamais sérieusement rencontrés sur le terrain, sans quoi Will arriverait beaucoup mieux à le remettre.
Les livres devant le Gryffondor furent refermés dans un bruit sec, et son parchemin rangé dans son sac plus vite qu’il n’en fallait pour dire ouf. William trouvait soudainement ça stupide de tenter une seule seconde de plus d’avancer sur ce torchon qui lui avait été donné comme punition. Il trouverait bien un moyen de le contourner. Au besoin, il demanderait à Daniel. Là, il avait plus ou mois trouvé une excuse pour faire autre chose.

A moitié levé, mais encore un peu assis, ce qui lui valut un regard torve de Mme Pince, William se pencha vers le Poufsouffle.


« Un peu d’air pur, ça te dit ? Je ne sais pas toi, mais là j’ai l’envie irrépressible de me défouler sur un balai… Et c’est toujours mieux accompagné. »

William, ou la tornade infernale. Il n’était pas particulièrement quelqu’un d’agité, qui ne savait pas tenir en place. Au contraire, il était plutôt du genre calme et posé – pour peu qu’on ne le cherche pas. Mais enfermé trop longtemps dans une pièce qu’il qualifiait d’insupportable, et il avait l’horrible sensation d’être étouffé. Comme un poisson hors de l’eau. Il avait besoin de son oxygène, et son oxygène, il ne le respirait à pleins poumons que sur un balai.
Et passer subitement d’une conversation à une autre, en invitant un parfait inconnu à partager le terrain de Quidditch avec lui ne semblait pas le désarmer plus que ça. Mais il estimait, de façon tout à fait personnelle, que le grand air faisait du bien à tout le monde, et se disait que ça décoincerait peut-être son camarade. Surtout s’il aimait le Quidditch ; ils s’étaient trouvés un terrain d’entente.


« Tu viens ? »

William était déjà debout, près à partir. Il n’attendait plus que l’approbation du jeune Poufsouffle.
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Dernière édition par William Green le Mer 24 Fév - 21:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Letting go [William]   Mer 24 Fév - 21:14

Après avoir donné sa réponse, Ken estima qu'il devait peut-être se la jouer un peu plus cool. Après tout le Gryffondor avait l'air sympa et ne méritait donc pas de subir les "foudres" du Poufsouffle, aussi minimes puissent-elles être. Mais parler pour parler, il n'aimait pas ça. Sans doute encore moins aujourd'hui. Et si les gens ne pouvaient pas comprendre alors fi. Pas besoin de s'expliquer. Ce dont Ken avait besoin c'était une bonne bouffée d'air fraiche et une ultime chance de tout reprendre à zéro. Il aimait être au controle des actions qu'il menait, et ce principe il avait toujours tenté de l'appliquer à sa propre existence. Savoir qui fréquenter, savoir adapter son humeur aux va-et- viens tourmentés de ses sentiments, ne pas perdre de vue ses objectifs qui étaient la coupe des 4 maisons au Quidditch et la grande dis' niveau paperasse. Mais récemment tout cela lui était tombé dessus un peu trop rapidement. Au lieu de voir le bout en cette fin d'année, il était donc en train de toucher le fond. Et il n'en voulait qu'à lui-même. Terriblement d'ailleurs. Il s'en voulait d'avoir accordé trop de sa confiance à X, de s'être attaché de manière déraisonnable à Y, et d'avoir observé toute issue à ses problèmes lui échapper. Si bien qu'aujourd'hui il cherchait le réconfort auprès d'une personne quelconque, Z.

« Hey ! Mais j’y suis ! Tu joues au Quidditch, non ? Il me semblait bien que je t’avais croisé autre part que sur les bancs de l’école. Je suis batteur chez les Gryffondors. »

Ken fit légèrement surpris par cette remarque. Bien que tout à fait correcte, son compère était supposé lui demander quelques questions en Histoire de la Magie. Mais bon au moins, elle eut le mérite de dessiner un sourire sur le visage du jeune Poufsouffle.

- Exact.

Quelque chose sembla alors illuminer le visage de son interlocuteur que Ken trouvait assez bien gaulé pour le coup. Ce dernier proposa ensuite:

« Un peu d’air pur, ça te dit ? Je ne sais pas toi, mais là j’ai l’envie irrépressible de me défouler sur un balai… Et c’est toujours mieux accompagné. »

Ken éprouva alors un mélange de satisfaction, d'incompréhension et de surprise. La conversation avait viré à un tout autre sujet, à la plus grande joie du Noir et Or d'ailleurs.

- O.. Ouais ouais d'office, dit il dans un rire mi étouffé par l'étonnement.

Il se leva à son aise de sa chaise et enfila le par-dessus de sa robe de sorcier. Peu lui importait le temps qu'il faisait, même si sous la neige cela risquait d'être difficile, il ressentait l'envie irrévocable de se défouler sur un cognard tout en rasant les murs du château sur son DaVinci65. Il ne s'était pas trompé pour une fois. Le Griffy risquait vraiment d'être un chouette type.

« Tu viens ? »

Ken leva la tête. Son camarade l'avait déjà devancé.

- Tout de suite, dit-il en terminant par enfiler élégament son écharpe.

Il regagna le Gryffondor et tous deux, sacs sur l'épaule, quittèrent la pièce sous les regards interrogateurs de quelques lecteurs perturbés.

[FIN du RP]


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